Au bord des mots
Il est parfois un vertige
Qui tient un peu du rêve...
 

"L'horizon est dans les yeux et non dans la réalité"
Angel Ganivet

Horizons

Que serait l’horizon sans nos yeux pour le voir
Que serait le soleil sombrant aux ors pourprés
Le lac sans son reflet aux berges des mémoires
Que serait l’herbe folle ou la rose diaprée

Je ne sais si l’oiseau à l’arbre des forêts
Porterait ses couleurs de si belle assurance
Si son chant virtuose à l’abri des futaies
Ouvrirait le matin avec même insouciance

Que serait la fenêtre au mystère des hasards
Sans notre perception irradiée d’infini
Les étoiles sans le ciel au fond de nos regards
Que serait le passé sans l’encre qui l’écrit

Les choses prennent forme sur le bout de nos doigts
Et la beauté du monde s’offre aux mains du sculpteur
Statue soufflée de vie issue du marbre froid
Que serait tout cela sans battement de coeur

15/01/2007

 
Régine Foucault©