Au bord des mots
Il est parfois un vertige
Qui tient un peu du rêve...
 

Camille Claudel dans une lettre  Rodin écrit :

«Il y a toujours quelque chose d’absent qui me tourmente»

« Il y a toujours quelque chose d’absent qui me tourmente »
Un espace vacant
Un jardin oublié
Un inconnu
Entraperçu
Sur un quai

Il y a toujours quelque chose d’absent
Dans le sourire
Dans les larmes
Dans le lac vert
De l’iris étoilé

Il y a toujours quelque chose
Penché au bord
Du vide et de l’oubli
Du temps qui s’enfuit
Comme un train dans la nuit

Il y a toujours
Un toujours
Qui ressemble à jamais
Un presque
Un encore
Une réponse inachevée
Une question en suspens
Un firmament

Il y a
Sur le toit
Un chat
Qui regarde la lune

Toujours

18 mai 2008

 
Régine Foucault©