Au bord des mots
Il est parfois un vertige
Qui tient un peu du rêve...
 

Pays de poésie

C’est en pays de poésie
Que le givre blanc poudré d’or
Peint l’hiver aux valses transies
Sur les fenêtres de l’aurore

La page est tissée de flocons
De collines à l’infini
Ma plume y trace le sillon
Brûlant d’une ligne de vie

Le paysage ainsi campé
De blanc de gris de clair obscur
Est de silences palpités
A peine froissés de murmures

Cette respiration fragile
Tangue au berceau du temps figé
Ballerine aux pointes graciles
Sur le miroir de verre soufflée

Le rêve est d’étoffe légère
Plumetis de cristaux parfaits
Fluide aux rayons chauds de lumière
Rigide aux premières gelées

Tends ta main de chair rose tendre
Ouvre ta paume à l’embellie
Mon rêve est venu te surprendre
En ce pays de poésie

26/12/2005

 

 
Régine Foucault©