Pays
de poésie
C’est
en pays de poésie
Que le givre blanc poudré d’or
Peint l’hiver aux valses transies
Sur les fenêtres de l’aurore
La page est
tissée de flocons
De collines à l’infini
Ma plume y trace le sillon
Brûlant d’une ligne de vie
Le paysage
ainsi campé
De blanc de gris de clair obscur
Est de silences palpités
A peine froissés de murmures
Cette respiration
fragile
Tangue au berceau du temps figé
Ballerine aux pointes graciles
Sur le miroir de verre soufflée
Le rêve
est d’étoffe légère
Plumetis de cristaux parfaits
Fluide aux rayons chauds de lumière
Rigide aux premières gelées
Tends ta main
de chair rose tendre
Ouvre ta paume à l’embellie
Mon rêve est venu te surprendre
En ce pays de poésie
26/12/2005
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