Au bord des mots
Il est parfois un vertige
Qui tient un peu du rêve...
 

«Je suis homme : je dure peu et la nuit est énorme.
Mais je regarde vers le haut : les étoiles écrivent.
Sans comprendre je comprends : je suis aussi écriture et en ce même instant quelqu’un
m’épelle. »
Octavio Paz, Fraternité

 

Pollens

« Je suis homme : Je dure peu et la nuit est énorme  »

Egaré
dans l’obscurité
j’observe  les grains de lumière
semés sur le sillon lacté
de la voûte étoilée

Ils traversent lentement
ma pupille noire
et fécondent mes rêves

Androcées  de silence

Une  fleur va éclore
ses  pollens d’or
glissent  sous mes paupières
et   s’envolent
portées  par le vent
d’autan(t) en emporte
le temps


Un instant

Un millénaire

Une éternité

Et le cycle reprend

« Je suis homme : Je dure peu et la nuit est énorme  »

 

28/05/2008

 
Régine Foucault©