«Je suis homme : je dure peu et la nuit est énorme.
Mais je regarde vers le haut : les étoiles écrivent.
Sans comprendre je comprends : je suis aussi écriture et en ce même instant quelqu’un
m’épelle. »
Octavio Paz, Fraternité
Pollens
« Je suis homme : Je dure peu et la nuit est énorme »
Egaré
dans l’obscurité
j’observe les grains de lumière
semés sur le sillon lacté
de la voûte étoilée
Ils traversent lentement
ma pupille noire
et fécondent mes rêves
Androcées de silence
Une fleur va éclore
ses pollens d’or
glissent sous mes paupières
et s’envolent
portées par le vent
d’autan(t) en emporte
le temps
Un instant
Un millénaire
Une éternité
Et le cycle reprend
« Je suis homme : Je dure peu et la nuit est énorme »
28/05/2008 |