Au bord des mots
Il est parfois un vertige
Qui tient un peu du rêve...
 

« Qui cherche l’infini n’a qu’à fermer les yeux »
Milan Kundera

« Qui cherche l’infini n’a qu’à fermer les yeux »
A nos paupières closes brillent des univers
Jamais si bel éclat ni si grande lumière
Qu’en ce vaste océan de rêves et de jeux

Perdre le trait précis des contours et des choses
Quand les heures à venir dansent sur l’horizon
Le temps dilate les ultimes perceptions
Et glisse sur les bruns quelques nuances roses

J’ai foulé ce chemin aux lisières des mondes
Entendu la musique étrange et apaisante
Qui tantôt s’alanguit et tantôt s’impatiente
J’ai confondu parfois les jours et les secondes

Combien de galaxies brûlent à l’intérieur
De l’esprit exalté par l’éclat de ces songes
La nuit est absorbée  comme l’eau  sur l’éponge
Tout disparait avant de rejaillir ailleurs

C’est  en fermant les yeux que l’on peut vraiment voir
De l’incommensurable  à l’infime poussière
D’étoile demeurée l’origine première
Et dont  nos rêves sont une antique mémoire

29/04/2008

 
Régine Foucault©