« Sans la mémoire, le temps ne signifierait rien » Pat Conroy
Du temps pour toi du temps pour moi
Et puis du temps pour chaque chose
Le temps de faire un tour au bois
Au bois joli des jolies roses
Grains siliceux empoudrés d’or
S’engouffrant aux brèches-miroirs
D’un passé qui revient éclore
Aux lisières de nos mémoires
Que seraient ces ondes sans fin
Déferlant aux ponts de Paris
Ces mots déclinés en quatrains
Où souffle vent de poésie
Que seraient ces lointains murmures
Si nul ne savait retenir
Leur corolle fragile et pure
Aux calices des souvenirs
C’est un bouquet déjà fané
Quelques pétales sur l’oubli
La vie que souvent j’ai rêvée
De présent mêlé d’infini |