Au bord des mots
Il est parfois un vertige
Qui tient un peu du rêve...
 

Brumes matinales

Aux étoles de brume déposées ce matin
Sur le sentier de mousse qui conduit au sommet
S’accrochent quelques rêves légers et cristallins
Bruissant dans le silence vivant de la forêt

Ton pas crisse à l’aurore et la source murmure
Tes pensées lentement se fondent au décor
Ta marche régulière au couvert des ramures
Estompe les contours qui limitent ton corps

Tu es cet arbre immense qui s’élance au ciel pur
Tu es l’haleine fraîche au bord du jour nouveau
Et tu es le mystère de cette chevelure
Que le petit matin tisse de perles d’eau

Le sentier percera la brèche de lumière
Le soleil jaillira aux paumes de tes mains
La forêt de brouillard au bord de la clairière
Avait un court instant mêlé tes songes aux miens

19/09/2005

 
Régine Foucault©