Dentelles hivernales
C’est juste une dentelle au coin de la fenêtre
Quelques mots que l’hiver griffe sur le silence
C’est à peine un frisson au délié des lettres
Que l’encre de la nuit tremble avec élégance
Délicate l’aurore argentée se dépose
Sur le givre au carreau puis s’irise de parme
Elle zèbre le plancher de longues traînées roses
Dans le tremblé léger du rideau d’une larme
La chambre où je m’éveille est encore baignée
De la pénombre douce des rêves en latence
Ile dans l’océan instant d’éternité
Délicieux paradoxes douces ambivalences
C’est juste une dentelle au bord des rêveries
En ces heures étranges où le jour n’est pas jour
Mais où déjà la nuit n’a plus rien de la nuit
C’est un instant fragile qu’au matin je savoure
14/11/2004
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