Au bord des mots
Il est parfois un vertige
Qui tient un peu du rêve...
 

Hirondelle

Une hirondelle s’est posée
Sur les festons imaginaires
Juste au rebord des univers
Entre deux gouttes de rosée…

~ ~ ~

Me promenant hier aux parfums de saison
J’ai vu les hirondelles danser leur madrigal
Noires et blanches posées en grappes musicales
Sur les portées tendues des lignes d’horizon

Ce grand rassemblement me laisse un peu rêveuse
Migrateurs en partance pour un si long voyage
Leur cortège a franchi la crête des nuages
Pointillés griffonnés au vélin des brumeuses

Demain sera l’automne puisqu’un nouveau départ
Chaque jour se répète aux antennes-perchoirs
Demain sera le temps d’un dernier au revoir

Au revoir à l’été au soleil sur ma peau
Au revoir aux feuillages effleurant le carreau
Mon rêve s’effiloche aux ailes des oiseaux

05/10/2005

 
Régine Foucault©