Au bord des mots
Il est parfois un vertige
Qui tient un peu du rêve...
 

Il a neigé au long du jour

Il a neigé au long du jour
Au long du jour en gris et blanc
Blanc répandu aux alentours
Alentour il a neigé tant

Maintenant la lumière décroît
Décroît en longs écheveaux sombres
Sombre le jour au soir déjà
Déjà aux fenêtres les ombres

La nuit couvre les opalines
Les opalines transparences
Transparences et dentelles fines
Dentelles fines du silence

Je m’enroule dans tes velours
Velours lissés de fils soyeux
Soyeux à ton corps les contours
Contours d’un rêve délicieux

Le temps s’étire à l’infini
A l’infini le temps s’en va
S’en va le jour s’ouvre la nuit
La nuit me blottit contre toi

Et c’est un rêve qui me vient
Me vient un sourire tendresse
Tendresse aux paumes de tes mains
Tes mains débordant de caresses

Il a neigé au long du jour
Au long du jour puis de la nuit
La nuit maintenant qui entoure
Entoure nos corps endormis

20/02/2005

 
Régine Foucault©