Au bord des mots
Il est parfois un vertige
Qui tient un peu du rêve...
 

Il pleut

Il pleut sur le jardin il pleut sur la colline
Déjà l’été s’enfuit en brumes opalines
Dans le petit matin je perçois un frémir
Au rebord des nuages tissés de souvenirs

Il pleut sur le jardin il pleut sur la colline
Une ombre de tristesse au temps qui se termine
La caresse fragile teintée de nostalgie
Dépose ses frissons au le silence infini

Il pleut sur le jardin il pleut sur la colline
Le beau soleil s’averse en écharpes de bruine
Demain viendra le temps du feu de cheminée
Oubliée la chaleur brûlante de l’été

Il pleut sur la colline il pleut sur le jardin
Je glisse mon visage aux paumes de tes mains
Il coule à la fenêtre de jolis filets d’eau
Peu m’importe la pluie qui ruisselle au carreau

Aux saisons de ton cœur
L’été toujours demeure

18/08/2005


 
Régine Foucault©