Au bord des mots
Il est parfois un vertige
Qui tient un peu du rêve...
 

L'hiver déjà...

L’hiver déjà s’enroule au bord de la saison
Et souffle sur l’aurore son haleine glacée
A travers les volets le jour trace un sillon
Mais la nuit en sa geôle le garde prisonnier

Le temps parfois s’étire en givre sur la plaine
La grisaille alourdit un peu le paysage
Aujourd’hui c’est la pluie qui déverse sa peine
Accrochant l’horizon aux larmes des nuages

Je pense à nos instants tendrement partagés
Où je ne me soucie pas du temps au dehors
Dans tes bras c’est toujours le bleu immaculé
D’un ciel pur et limpide où danse un rayon d'or

L’hiver déjà s’installe aux confins du silence
Il étale givrées ses longues tentacules
Je regarde au lointain leurs infinies mouvances
Et le grive envahit le cadran des pendules

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Le temps ankylosé aux froidures de l'hiver
Ne distingue parfois plus le soir du matin

Si je ferme les yeux...

Un baiser vient éclore sur un rai de lumière
Dispersant ses pétales juste au creux de tes reins

 

09/12/2005

 
Régine Foucault©