Au bord des mots
Il est parfois un vertige
Qui tient un peu du rêve...
 

Matin de neige

La neige s’amoncelle au bord de la croisée
Et tout le paysage s’installe en léthargie
Le silence s’imprime à la légèreté
Des flocons qui tournoient en rêves alanguis

J’aime la naïveté du sourire qui survient
Pour un simple regard au travers des carreaux
Quand le jour s'enlumine de reflets aériens
Les arbres s'alourdissent d’un délicat fardeau

Plus il fait froid dehors plus il fait chaud dedans
Et les ombres s'affirment au blanc immaculé
La journée sera pleine d'éclat de rires d’enfants
De joues rosies aux jeux de l'hiver empoudré

Comme est doux cet envol d’instants imaginaires
Où quelque ballerine vient danser sur le temps
Pour s’élancer au loin sur un long porté d’air
Puis disparaître aux brumes d’un gracieux feston blanc

Ces quelques mots bientôt fondront au feu de bois
Laissant l'empreinte humide d’un souvenir fugace
Une impression de paix aux bûches qui flamboient
Un cadeau éphémère Déjà février passe

16/02/2005

 
Régine Foucault©