Au bord des mots
Il est parfois un vertige
Qui tient un peu du rêve...
 

Printemps

La lune se retire au jour qui s’ensoleille
Le printemps vient frémir sur le souffle du vent
Et nos yeux s’ouvrent grands pour saisir les merveilles
Dont l’hiver nous avait privé depuis longtemps

Sur la branche gonflée de sève en devenir
Quelque verdure déjà s’enhardit à l’aurore
Les fusains des froidures dressés en souvenirs
Se pareront bientôt de fleurs multicolores

La saison renouvelle encore ses prodiges
Et les couleurs s’irisent aux brumes du matin
Un peu de jaune ici balance sur les tiges
Charnues de la jonquille souveraine au jardin

Dans nos cœurs le retour d’un peu d’adolescence
Le brillant d’un regard et la joie qui enivre
Le printemps c’est je crois avant tout cette essence
Cette énergie nouvelle qui donne envie de vivre

21/03/2005

 
Régine Foucault©