Au bord des mots
Il est parfois un vertige
Qui tient un peu du rêve...
 

Sous scellés d'hiver

Tout est pris ce matin dans une gangue opaque
Le miroir est gelé aux berges du grand lac
Le silence retient son souffle emprisonné
Alentour ce matin  l’hiver s’est installé

Du paysage rien ne ressemble à hier
La colline s'efface en cristaux de lumière
Inquiétants et noircis les arbres de la plaine
Au spectre de la brume  prennent allure humaine

Lentement la fenêtre s’allume avec le jour
Carré de vie sereine de chaleur et d’amour
Frontière mystérieuse entre ici et ailleurs
Un pas et me voici à l'orée de ton coeur

Sur mes lèvres le givre a posé ses scellés
Au bord de mon regard se figent les pensées
Donne moi mon amour donne moi un baiser
Au ciel de la froidure glisse un soleil d’été

31/01/2007
 
Régine Foucault©