Végétal
C’est un lieu isolé aux lisières des brumes
Encadré de grands cèdres de chênes centenaires
Sur le souffle du vent que la saison parfume
Frissonnent les obliques d' un plissé de lumière
C’est un lieu isolé qui ressemble à une île
Posée sur le halo d’un faste végétal
Nul n'ose déranger l’équilibre fragile
De la forêt vivante aux feuillures diaphanes
C’est un lieu isolé tremblant des milles vies
Que de nombreux hiers ont feutrés de silence
Aujourd’hui l’onde glisse s’étire puis s’enfuit
Demain vibre déjà de nouvelles partances
C’est un lieu isolé peut-être nulle part
Mais je sais que je peux venir m’y réfugier
Y déposer mes larmes à l’abri des regards
Et en un seul respir y retrouver la paix
05/12/5005 |