Au bord des mots
Il est parfois un vertige
Qui tient un peu du rêve...
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A contrario


J’entends parfois le vent chanter des paysages
Des contrées inconnues    De lointains océans
Il glisse à mon oreille l’écho d’un coquillage
Le souffle  d’une vague    Le cri d’un goéland

A marcher sur la plage où le ciel s’évapore
En rêves éveillés festonnés d’horizon
J’ai vu des transparences   Des huis   Des sémaphores
Des passages secrets entre espace et raison

Emprunte ces chemins et ton esprit s’égare
Perceptions condensées en onde frissonneuse
Vacarme silencieux    Luminosité noire
Les contraires se nouent en paires audacieuses

Et le jour et la nuit   Le bruit et le silence
Notre corps  limité    L’ univers infini
La vie et puis la mort   Le rêve et la conscience
Dans le même courant tout s’oppose et se lie

10/05/2008

 
Régine Foucault©