A contrario
J’entends parfois le vent chanter des paysages
Des contrées inconnues De lointains océans
Il glisse à mon oreille l’écho d’un coquillage
Le souffle d’une vague Le cri d’un goéland
A marcher sur la plage où le ciel s’évapore
En rêves éveillés festonnés d’horizon
J’ai vu des transparences Des huis Des sémaphores
Des passages secrets entre espace et raison
Emprunte ces chemins et ton esprit s’égare
Perceptions condensées en onde frissonneuse
Vacarme silencieux Luminosité noire
Les contraires se nouent en paires audacieuses
Et le jour et la nuit Le bruit et le silence
Notre corps limité L’ univers infini
La vie et puis la mort Le rêve et la conscience
Dans le même courant tout s’oppose et se lie
10/05/2008
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