Un ciel clair
Un horizon
Un la aux bras du diapason
Un iris lacustre
Profond
Et des étoiles au firmament
Miroir
Le ciel est transparent
Mon regard
Perd
Ses repères
Et franchit d’étranges frontières
Il traverse les fulgurances
De la mémoire
Du chaos primordial
Aux premiers frémissements de la vie
Puis à l’émergence
De l’intelligence
Un être debout
Primitif
Me tend sa main amicale
Et je reconnais
Une partie de moi-même
Lointaine…
A cet instant
En cet éblouissement
Le souvenir
D’un sourire
Tremble lentement
Le cadran
Où deux aiguilles noires
Tentent de redéfinir
L’écoulement
Du temps
Leur rythme régulier
Martèle mes pensées
Le sourire
Les étoiles au lac profond
Me tiennent amarrée
Au quai
Mon regard effleure
Lentement
Le présent
Mais mon corps
Est encore
En apesanteur
23/05/2010