Chrysalide
J’ai vu la chrysalide
Devenir papillon
Et le sillon aride
Donner belle moisson
Combien de fois senti
Le vent frais sur ma joue
Et le doux frisottis
D’une mèche à mon cou
Et puis j’ai ri aussi
Pleuré sous le soleil
Enroulée à la nuit
Une salsepareille
D’étoiles et puis de lune
Dans le carré obscur
Au dessus de la dune
A l’ovale blessure
L’été et puis la neige
L’hiver ou bien l’azur
Le froid serré au piège
D’un à peine murmure
Dis moi toi qui sait tant
A l’heure du souffle court
Où s’engouffre le temps
Le doux temps de l’amour
Et puis le temps perdu
A rester sur la plage
Regard au fil tendu
Sur les mots d’une page
Un grain de sable s’est
Echappé du silence
Et c’est l’éternité
Qui lentement s’avance
Rivages étonnants
Par delà les oublis
Par delà l’océan
Mystérieux de la vie
06/08/2008 |