Au bord des mots
Il est parfois un vertige
Qui tient un peu du rêve...
 

Conte

Par delà le grillage ouvragé de l’entrée
Commence un monde étrange dans le jardin d'été
L’herbe y est d’or et d’ambre le feuillage moiré
Il pleut une lumière de perles irisées

Quand l’ombre des grands arbres s’allonge sur l’allée
Qu’à la fenêtre tremble encore quelque reflet
Je vois les personnages de mes livres d’enfance
Danser sous la tonnelle aux multiples fragrances

Ces parfums délicats que le couchant soulève
En longs voiles de brumes où s’enroulent les rêves
Se drapent mystérieux en nouvelles images
Un dessin lentement esquissé sur la page

Et chaque soir le conte débute de la sorte
J’entreferme les yeux pour que s’ouvre la porte
Du songe merveilleux où le temps n’a plus cours
Il était une fois… Une fois pour toujours

30/08/2005

 
Régine Foucault©