Au bord des mots
Il est parfois un vertige
Qui tient un peu du rêve...
 

Course folle

J’ai couru…
Couru jusqu’à en perdre haleine
J’ai dévalé tous les sentiers
Mon sang cognait fort dans mes veines
L’herbe me griffait aux mollets

Prisonnière de la course folle
Je ne pouvais plus arrêter
L’interminable farandole
Du temps qui fuyait … Qui fuyait

Les paysages en perspective
Filaient aux fenêtres mouillées
De mes yeux que la course vive
Inondait d’averses salées

J’ai couru…
Couru sans jamais m’arrêter
Jusqu’à tes bras sur l’autre rive
J’ai couru jusqu’à tes baisers
La course m’a tenue captive

Délivre-moi ô mon amour
Arrête un peu le temps qui va
Le temps qui fuit le temps qui court
Apaise-moi entre tes bras

23/06/2005

 
Régine Foucault©