Au bord des mots
Il est parfois un vertige
Qui tient un peu du rêve...
 

Dédales

Le grand parc se défait dans l’haleine du soir
A l’instant où la nuit s’étire doucement
Sur l’aile de l’oiseau au plumage miroir
La lune s’éparpille en mille éclats d’argent

J’entends tout ce silence par delà la croisée
Je devine les songes aux lisières des torpeurs
Cortège incantatoire d’ombres inachevées
Ils se tordent et s’enroulent… Je crois qu’il me font peur

Puis l’aube se profile en étoles fugaces
Un bruit un battement un cri dans le lointain
La vie gonfle et s’active Occupe tout l’espace
Les rêves se délient sur l’aube de satin

~ ~ ~

Les visages s’estompent et les voix s’affaiblissent
La main sur mon épaule accentue son emprise
A mes paupières closes se creusent les abysses
Infinies du néant où je glisse et m’enlise

~ ~ ~

Chaque geste renaît dans la clarté nouvelle
Un sourire se dessine à grands traits de lumière
Un geste se repose au déplacement d’aile
De l’oiseau bleu perché sur le muret de pierre

19/10/2005

 
Régine Foucault©