Au bord des mots
Il est parfois un vertige
Qui tient un peu du rêve...
 

Derviche tourneur

Tourner toujours plus vite à l’orée du vertige
Sur la ligne de fuite Sur le trait d’horizon
Tourner sur le silence qui lentement érige
Son enceinte invisible en ultime prison

Tourner les bras ouverts pour la stabilité
Derviche tourneur lancé sur le rêve tendu
Tourner paupières closes Eclats d'obscurité
Et replonger soudain dans la lumière crue

Tourner tourner encore sans avancer vraiment
S'égarer aux reflets multiples des miroirs
Tourner en déportant son pas légèrement
Etre alors projeté sur d’autres trajectoires

A tant tourner parfois j’ai le cœur qui chavire
Quand soudain tout s’arrête figeant le mouvement
Je titube aux cascades d’un grand éclat de rire…
Ma tête tourne tourne et la danse reprend

21/03/2006

 
Régine Foucault©