Au bord des mots
Il est parfois un vertige
Qui tient un peu du rêve...
 

Empreinte

J’ai lu des mots étranges aux crêtes des nuages
Ponctués des longs traits de l’envol d’un oiseau
J’ai senti au dressé d’un vague paysage
La pulsation légère de mon cœur en écho

Puis tout a disparu et la nuit est tombée
Long feston de silence en faible battement
Un espoir une attente à peine dessinée
Fragile ombre portée aux diaprés du couchant

Et j’ai fermé les yeux pour mieux voir ton sourire
Dans ma main j’ai senti le tendre effleurement
Du baiser que parfois tu poses pour me dire
Combien vivre est bonheur à qui aime vraiment

Chaque soir mon amour tu frappes à mon sommeil
Tu entres dans mes rêves en ondes de lumière
Tu repars sans un bruit avant que je m’éveille
Je sens tes lèvres douces au bord de mes paupières

Le temps s’écoule en pluie de secondes liquides
Bien sûr j’ai dormi, bien sûr j’ai rêvé
Ton souffle murmuré sur l’aurore limpide
Ephémère dessine l’empreinte d’un baiser

26/04/2005

 
Régine Foucault©