Au bord des mots
Il est parfois un vertige
Qui tient un peu du rêve...
 

Ephéméride

Un jour
et puis un jour
et puis un jour encor
Dans le ciel grand ouvert
les nuages paupières
diffractent  la lumière
et tissent à l’envi
un réseau infini
de vaisseaux délicats
incarnats

Un jour
Et puis un jour

Compter n’est pas se souvenir
Le silence est si lent
ricoché sur l’instant
mouvant
de l’étang

Un jour
Et puis le temps
qui berce infiniment
les berges empreintées
de notre éternité

22/01/2011

 
Régine Foucault©