Femme poisson
Tu rêves douce amie sur d'autres plages blanches
Où la vague outre mer dessine l'horizon
Elle s'est attardée aux courbes de tes hanches
Sur terre tu étais femme et te voilà poisson
Les flots à tes écailles à peine façonnées
Semblent cette caresse que tu reçus jadis
Ton prince était de cœur et toi dame pâmée
Avait cueilli la rose avant qu’elle ne flétrisse
L’eau pénètre ton âme et tu as oublié
Que tu fus en ce temps belle au regard troublant
Tu glisses aux reflets des écumes lactées
Et remonte sans peine dans le contre courant
Le sable garde empreinte de ce qui fut ton pas
Et le vent emprisonne tes parfums enivrants
Si je prête l’oreille j’entends encore ta voix
Mais tu as disparu dans le grand océan
Il se dit en des lieux de nuit et de mystère
Qu’un poisson a tenté de rejoindre une étoile
Quand la constellation se pare de lumière
C’est ton sourire je crois que les songes dévoilent
12/11/2007
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