Au bord des mots
Il est parfois un vertige
Qui tient un peu du rêve...
 

Homme...


...élancé
aux rivages lointains des horizons tranquilles
grisé d’admiration devant les paysages
tu sens sur ta peau nue la pulsation fragile
d’un monde qui a pris forme de ton visage

...frissonnant
de cette onde secrète qui vient puis se retire
comme naît le soleil au matin de lumière
tu mêles le ressac à l’eau de ton sourire
et dans tes yeux le sel d’une larme de mer

...égaré
aux chemins sinueux d’étranges chevelures
herbes folles et fleurs que le vent berce et tient
tu entends dans la conque l'opiniâtre murmure
de la vie qui s’ébroue et te prend par la main

...renaissant
sur la grève dorée où le sable se moire
des reflets mystérieux de l’espace et du temps
tu traverses le tain de ce vaste miroir
et découvres les berges de ton outre-océan

06/05/2006

 
Régine Foucault©