Au bord des mots
Il est parfois un vertige
Qui tient un peu du rêve...
 

Et l’instant à venir
Déjà est souvenir

Je vis
Je me souviens
Les mots souvent tempêtent
Au dessus de nos têtes
Silencieux pourtant
Nous marchons à pas lents

Et l’instant à venir
Déjà est souvenir

Je vis
Je me souviens
Les couleurs du chemin
Ocre jaune ocre rouge
Alors que rien ne bouge
Nos pensées en écho
Sur le miroir de l’eau

Et l’instant à venir
Déjà est souvenir

Je vis
Je me souviens
Deviens ce paysage
Inanimé et sage
Ramures et sommets
Sur l’étang inversés
De nos rêves secrets

Et l’instant à venir
Déjà est souvenir

 

06/11/2009

 
Régine Foucault©