Le cerf et l’enfante
Dans le halo lunaire
La forêt millénaire
Tremble et se terre
Les grands arbres s’épanchent
A peine un bruissement
Le murmure d’une branche
Dans la sphère d’argent
Un animal avance
A la lisière fragile
Entre lune et mouvance
D’une enfante d’argile
Accouchée de la terre
Aux heures endormies
La statue solitaire
Chaque soir reprend vie
Elle danse et s’enroule
S’élance puis revient
Légère sous la houle
De cette nuit sans fin
Sur le trait végétal
Des fougères et des buis
Le regard animal
Emerveillé la suit
Etrange allégorie
Au lac imaginaire
Où la lune arrondit
Son ventre de lumière
Alors sur la clarté
D’une aube renaissante
L’image éparpillée
D’un cerf et d’une enfante
Au long cri végétal
Dans l’odeur aspirée
De l’humus automnal
Glisse un rêve éveillé
Dans le halo solaire
La forêt millénaire
s’enmystère
20/10/2008 |