Le temps
Tel aujourd’hui dans le miroir
L’instant à venir se transforme
En cet instant où je peux croire
Que le présent n’est qu’une forme
De futur à peine passé
Mais pas assez passé pourtant
Pour être vraiment du passé
Et le temps jamais ne s’écoule
Il n’est ni fleuve ni printemps
C’est en lui que le fleuve coule
Et que chaque cycle reprend
A l’épanchement du sourire
Une larme à peine venue
Déjà est un éclat de rire
Le temps ne l’a pas retenue
Je marche sur le fil tendu
Entre le jour et puis la nuit
Chacun de mes pas confondu
Dans l’écho brisé d’infini
Nous passons et le temps demeure
En nous permettant de passer
Résonnent battements de cœur
Du désir au souffle coupé
Régine Foucault© 01/03/2009
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