Au bord des mots
Il est parfois un vertige
Qui tient un peu du rêve...
 

Aux murmures des fontaines

Quand le soir lentement s’étale sur la ville
Et que les sons s’estompent sur la rumeur urbaine
Confondant le silence en éclats immobiles
Mon rêve se mélange aux murmures des fontaines

Ils disent des secrets ils disent des histoires
A qui sait leur magie ils racontent merveilles
Ils s’élèvent fragiles aux heures provisoires
On doit pour les entendre un peu prêter l’oreille

Si la nuit se fait noire ou si l’été frissonne
Si une larme essaie de noyer ton regard
Si ton pas se soumet au pas qui l’emprisonne

Viens t’asseoir un instant au rebord du bassin
Regarde le reflet liquide du miroir
Et des fontaines écoute le doux chant cristallin

10/05/2005

 
Régine Foucault©