Au bord des mots
Il est parfois un vertige
Qui tient un peu du rêve...
 

Passage

Ombreuse de silence déployé sur le temps
Il est dans ton regard une porte entrouverte
Où l’enfance parfois mêle à l’instant présent
Des sourires retenus sur tes lèvres offertes

A cet huis mystérieux les rythmes se confondent
Et l’horizon s’égare entre ciel et collines
De la clarté diurne aux nocturnes profondes
Ce qu'elle ne sait pas mon âme l’imagine

Et sur l’axe du temps tournoient des cercles d'heures
Où le passé dessine de grandes métaphores
Un enfant au miroir se penche sur mon cœur
Il entre dans mon rêve tout empoudré d’aurore

Ce matin  engourdi aux écharpes de nuit
Frissonneuses d’hiver    Empesées de sommeil
Hésite entre le jour d’hier et le jour d’hui
Puis glisse à la fenêtre un rayon de soleil

14/02/2007

 
Régine Foucault©