Au bord des mots
Il est parfois un vertige
Qui tient un peu du rêve...
 

Perceptions

Le ciel semble s’ouvrir en longues perspectives
Tracées d’ombres mouvantes et d'éclats de lumière
Au loin des bruits résonnent sur l’aurore fictive
Qui habite mon rêve et qui m’est familière

Combien de ces réveils à poursuivre les songes
Dont il ne reste que  bribes éparpillées
Une allée bordée d'arbres qu’un promeneur longe
Un étang mystérieux où se mirent les fées

Ma main parfois capture un  rayon de soleil
Un elfe chante et danse aux brumes  des collines
Son chant vient  effleurer le creux de mon oreille
L’onde sonore s’étend et mon rêve s’abîme

Il faut du temps avant que la conscience ne
Démêle l’écheveau de ces vastes contrées
Le regard perce alors les transparences bleues
Où  tremblent les miroirs de la réalité

30/11/2006

 
Régine Foucault©