Au bord des mots
Il est parfois un vertige
Qui tient un peu du rêve...
 

Le temps mystère

Le jour décline et sombre La lumière de tes yeux
Allume les étoiles de notre firmament
Leur éclat se déverse et nous sommes heureux
Le jour décline au trait fragile de l’instant

~ ~ ~

Demain est ce mystère que je voudrais savoir
Inventer chaque jour aux lisières infinies
De ces rêves étranges qui peuplent nos miroirs
Demain est ce mystère au drapé de la nuit

L’instant frôle ma main se pose puis s’enfuit
Il glisse de mes doigts comme poignée de sable
La plage se défait et l’océan rugit
L’instant escamoté demeure indéchiffrable

Hier n’est déjà plus Aujourd’hui lentement
S’éparpille au cadran du silence premier
Dans mes veines je sens la pulsation du temps
Hier n’est déjà plus qu’une image altérée

Un peu plus tard bientôt tout à l’heure maintenant
L’onde éternellement se rétracte ou s’étale
Se condense brutale à ce pas que j’attends
Se dilate languide aux aurores de cristal

29/11/2005

 
Régine Foucault©