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OU COURS-TU ? NE SAIS-TU PAS QUE LE CIEL EST EN TOI ?

Christiane Singer

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Bibliothèque virtuelle

Fiche :

Auteur Christiane Singer
Editeur Lgf
Collection Ldp
Format 11 cm x 18 cm
ISBN 2253155950

Résumé :

Amazon.fr

Je fuis, tu fuis, nous fuyons… Qui aujourd'hui ne court pas, ignorant après quoi, sans savoir où, mais toujours plus vite dans une société érigeant la mobilité en culte et fustigeant l'archaïsme de ceux qui rechignent à sacrifier aveuglément ce qui est au nom de ce qui sera. Difficile de ne pas suivre le mouvement. Difficile de ne pas déposer sur la rive croyances et espoirs, de ne pas plonger dans le fleuve, oubliant ses rives et laissant se noyer toute soif d'absolu.

Christiane Singer, dont on connaît les romans, nous livre à travers une suite de digressions autour de quelques souvenirs personnels, son regard sur les temps qui courent. Croyante, sa foi ne la tourne pas vers un Ciel lointain et immobile. L'éternité, c'est au cœur de notre vie inquiète et agitée qu'elle la découvre, dans l'élan qui nous porte vers l'autre et nous fait partager, de manière parfois fugitive, quelque chose de son existence. Car sous l'écume et l'agitation de surface, l'amour est ce courant de fond qui nous porte et contre lequel se perdent ceux qui lui résistent. Aimer… pour suivre le mouvement de la vie. Puisse le lecteur se laisser embarquer ! --Émilio Balturi

Présentation de l'éditeur

" Il est difficile au milieu du brouhaha de notre civilisation qui a le vide et le silence en horreur d'entendre la petite phrase qui, à elle seule, peut faire basculer une vie " Où cours-tu ?

Il y a des fuites qui sauvent la vie : devant un serpent, un tigre, un meurtrier. Il en est qui la coûtent : la fuite devant soi-même. Et la fuite de ce siècle devant lui-même est celle de chacun de nous. " Où cours-tu ? " Si au contraire nous faisions halte - ou volte-face -, alors se révélerait l'inattendu : ce que depuis toujours nous recherchons dehors veut naître en nous. " C. S Ce texte se rapporte à l'édition Poche.

Quatrième de couverture

« Il est difficile au milieu du brouhaha de notre civilisation qui a le vide et le silence en horreur d'entendre la petite phrase qui, à elle seule peut faire basculer une vie : « Où cours-tu ? » Il y a des fuites qui sauvent la vie : devant un serpent, un tigre, un meurtrier. Il en est qui la coûtent : la fuite devant soi-même. Et la fuite de ce siècle devant lui-mêrne est celle de chacun de nous. " Où cours-tu ? " Si tu contraire nous faisions halte - ou volte-face - alors se révélerait l'inattendu : ce que depuis toujours nous recherchons dehors veut naître en nous. » Christiane Singer

Extrait :

Toutes ces remarques apparemment sans lien esquissent pourtant le contour des symptômes que j’ai glanés dans les témoignages de ceux qu’on nomme « malades mentaux ». N’est ce pas ces paradoxes, ces doubles visages du réel évincés par notre idéologie, qui assaillent les schizophrènes, les harcèlent, les hantent ? Je suis et je ne suis pas. Je me pétrifie ou me liquéfie. Je suis à la fois dans ce temps partagé avec vous et un autre espace (éternité ? néant ?). Je parle et ne suis pas entendu, j’entends vos voix et ne filtre plus le sens de vos paroles. Gouffre à l’intérieur de moi/gouffre à l’extérieur. Je suis à la fois ici et ailleurs, etc.

Autant d’expériences sauvages de ce qui est réellement en train d’avoir lieu. Autant d’expériences de ce qui est. Mais l’âme s’y trouve jetée sans guide, sans boussole, sans initiation et, croyant être seule à vivre tout cela, s’y noie.

L’habileté qu’ont tout naturellement les enfants, les mystiques et les poètes d’aller et de venir d’un versant du monde à l’autre, de se faire pèlerins des deux mondes, danseurs sur les crêtes, relieurs de berges, constructeurs de passerelles, « pontifiés », a été simplement perdue.

Il nous faut retrouver cette aisance, cette innocence à danser entre les mondes, si naturelle aux cultures enracinées dans le sacré. C’est seulement parce que les continents sont tragiquement séparés que bâille entre eux le gouffre de la folie.

Il est urgent de changer notre regard sur ceux que nous appelons malades, et urgent qu’eux aussi changent leur regard sur eu-mêmes. Il existe un niveau de l’être qui reste intact. Il existe un lieu en chacun où nous sommes non seulement guéris mais rendus déjà à nous-mêmes. La maladie est un accident, un malheur, une épreuve qui n’atteint pas le noyau. C’est à ce noyau intact que je m’adresse en vous parlant non pas parce que sous serez un jour guéris, mais parce que dans mes yeux vous l’êtes déjà. Non pas parce que l’espoir me porte que vous serez à nouveau entier, mais parce que la certitude est en moi que déjà vous l’êtes.

Critique/Presse :

Petite remarque perso : Je découvre Christiane Singer par hasard, parce que sur l'étal d'un libraire, ce titre me séduit : "Où cours-tu, ne sais-tu pas que le ciel est en toi ?" Arrivée à la maison, je commence ma lecture et je m'aperçois que ce petit livre là glisse tout seul ! Il y a quelques jolies vérités dans ces pages. Je ne puis adhérer à tout car les mots de Christiane Singer demeurent très imprégnés de sensibilité chrétienne. Elle suit le chemin intérieur qui est le sien et dont le fil conducteur est celui de la spiritualité. Je ne suis pas adepte de ce genre de livre en général, mais j'ai trouvé dans celui-ci de très beaux passages, même si parfois, j'ai trouvé qu'elle allait un peu loin. J'ai du mal à mettre des majuscules à Présence, à Lumière. J'ai aussi un peu de mal avec les trop bons sentiments. J'ai vraiment aimé certaines pages, je suis restée plus perplexe devant certaines autres...

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