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Moscovite de souche, Ludmila, née en 1943, a passé ses premiers mois dans l'Oural, quand son père ingénieur fut évacué. Plus tard, elle suit des études de biologie puis, deux ans après avoir obtenu une chaire de génétique, elle est mise à la porte. Motif? Avoir prêté sa machine à écrire à des éditeurs de samizdat. Dans les années 1970, Oulitskaïa élève donc ses enfants. Et lit. «Quand j'étais petite, raconte-t-elle, j'écrivais des poèmes. Puis j'ai entretenu une correspondance avec un ami très cher qui vivait en France. Dans nos lettres, il y avait matière à plusieurs romans. Alors j'ai franchi le cap: de lectrice aimant écrire, je suis devenue écrivain, en travaillant pour la radio et le théâtre. Et en rédigeant des pièces pour enfants.» A la fin des années 1980, elle écrit des nouvelles. Gallimard sera son premier éditeur avant même qu'elle soit acceptée en Russie. Depuis, ses livres - Sonietchka (son meilleur titre), Le Cas du docteur Koukotski... - se sont vendus au total à plus d'un million d'exemplaires en Russie. Quand d'autres auteurs tentaient de déconstruire le roman, elle bâtissait une oeuvre dans la grande tradition russe, la sensibilité féminine en plus.
Ouvrages parus chez Gallimard dans la collection Du monde entier : Les pauvres
parents (1993) Sonietchka (1996) Médée et ses
enfants (1998) De joyeuses funérailles
(1999) Un si bel amour et autres
nouvelles (2002) Le cas du Docteur Koukotski
(2003) La maison de Lialia et autres
nouvelles (2004) Sincèrement vôtre, Chourik (2005)
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