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"Toute gamine, j'étais déterminée à faire publier mes textes"… A trente ans, Véronique Ovaldé reconnaît qu'elle a toujours été habitée par la passion de l'écriture. Après le bac, direction l'école Estienne où elle passe un BTS édition, une façon comme une autre d'entrer dans le milieu littéraire lorsque l'on ne fait pas partie du sérail. Elle reprend des études de lettres par correspondance, travaille comme chef de fabrication et publie en 2000 un premier roman aux éditions du Seuil, Le Sommeil des poissons. Elle signe, avec Toutes choses scintillant (L'ampoule), une seconde œuvre remarquée.
" Oui, très fortement. Ce que j'écris est toujours un peu décalé, principalement en raison de cet univers imaginaire, symbolique. Ce n'est pas vraiment dans l'air du temps, dans la vie germanopratine. La tendance « moi mon nombril et mon sexe », globalement, n'est pas tellement ce qui m'intéresse… Donc oui, je me sens un peu en marge. Ce qui ne m'empêche pas de lire énormément, j'ai beaucoup de bonheur à lire certains textes qui sont très différents des miens. J'ai été totalement noyée par la littérature américaine lorsque j'étais jeune, j'ai commencé très tôt avec Hemingway, Steinbeck, et j'en lis toujours beaucoup. C'est très éloigné de ce que j'écris, mais ce sont des romans qui alimentent. Certains auteurs m'emballent du côté de la littérature française, de gens comme Volodine, Michon, qui restent également très en marge…" Et de préciser : "Tout s'imbrique toujours de cette manière-là dans mes histoires : le lieu, l'imaginaire, viennent après le personnage" www.fnac.com
Le Sommeil des poissons éditions de l’ampoule Editions de l'Ampoule Toutes choses scintillant - Editions de l'Ampoule Les hommes en général me plaisent beaucoup - Actes Sud |