Petits suicides entre amis

Arto PAASILINNA

 

 

Liste alphabétique
Bibliothèque virtuelle

 

 

 

"Rater son suicide n'est pas forcément ce qu'il y a de pire dans l'existence. On ne peut pas toujours tout réussir" Arto Paasilinna


Fiche :

Auteur Arto Paasilinna
Traduction Anne Colin Du Terrail
Editeur Gallimard
Collection Folio
Format 11 cm x 18 cm
ISBN 2070308081

 

Résumé :

Un beau matin, Onni Rellonen, petit entrepreneur dont les affaires périclitent, et le colonel Hermanni Kemppainen, veuf éploré, décident de se suicider. Le hasard veut qu'ils échouent dans la même grange. Dérangés par cette rencontre fortuite, ils se rendent à l'évidence : nombreux sont les candidats au suicide. Dès lors, pourquoi ne pas fonder une association et publier une annonce dans le journal? Le succès ne se fait pas attendre. Commence alors, à bord d'un car de tourisme flambant neuf, une folle tournée à travers la Finlande. Parmi la trentaine de suicidaires de tous poils qui s'embarquent pour l'aventure : un joyeux boute-en-train et un vieux Lapon sympathique et retors, éleveur de rennes, qui voient là une issue inespérée à leurs infortunes.
Un périple loufoque mené à un train d'enfer, des falaises de l'océan arctique jusqu'au cap Saint-Vincent au Portugal. L'occasion aussi d'une réflexion férocement drôle sur le suicide.

Sources :Ranska.net : la communauté frano-finlandaise

Extrait :

Imagine, Hermanni ! Si nous étions plus nombreux, nous pourrions engager un thérapeute de groupe, consacrer nos derniers jours à profiter de la vie. Le temps passe toujours plus agréablement en compagnie que dans la solitude. Nous pourrions reprographier des lettres d’adieu et économiser de l’argent en confiant nos dernières volontés à un seul notaire… nous pourrions peut-être même obtenir un prix de gros pour les avis de décès. Nous aurions la possibilité de vivre largement, car il y aurait sûrement dans le groupe quelques personnes fortunées, les riches se tuent de nos jours plus souvent qu’on ne le croit. Et il serait facile d’avoir parmi nous des femmes, je sais qu’il y en a beaucoup, en Finlande, qui nourrissent des idées de suicide, et elles sont loin d’être toutes désagréables à regarder, au contraire, les dépressives ont souvent un charme mélancolique… »

Le colonel Kemppainen commençait à trouver le projet intéressant. Il comprenait les bénéfices que l’on pouvait tirer, en termes de rationalisation, d’un suicide collectif de masse. On éviterait ainsi tout amateurisme dans l’accomplissement du geste fatal. En y réfléchissant d’un point de vue stratégique, il voyait les avantages amenés par le nombre. Un soldat, même excellent, ne pouvait remporter seul la bataille, mais en rassemblant en rangs serrés des troupes animées par un même idéal, on obtenait des résultats. L’histoire militaire regorgeait d’exemples de l’efficacité d’une association collective. (Pages 31-32)

Critique/Presse :

Dans Petits suicides entre amis, huitième livre traduit en français après l'inoubliable Lièvre de Vatanen et Le meunier hurlant, Paasilinna a beau parler de suicide collectif, il reste drôle, caustique et bienveillant. Magazine Lire

Une folle équipée de joyeux désespérés, une quête existentialo-rocambolesque dans la pure tradition des romans de Paasilinna. Magazine Lire

Petite remarque perso : Un régal que ce livre d'Arto Paasilinna ! Quelle odyssée rocambolesque entamée par les "désespérés" : profiter de la vie puisqu'on a décidé de mourir. Voyager à travers l'Europe en car pullman à la recherche de la falaise la plus abrupte, de l'océan le plus tumultueux, du précipice le plus vertigineux. Au-delà de l'humour, une jolie réflexion sur la condition humaine. Tout simplement génial !

Haut de la page

Accueil