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LES PINGOUINS N'ONT JAMAIS FROID
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Auteur Andreï
Kourkov
Présentation de l'éditeur : Où l'on retrouve, avec bonheur,
les personnages fétiches d'Andreï Kourkov qui firent le succès
de son roman Le Pingouin. Victor, journaliste spécialisé
dans les rubriques nécrologiques, et son étrange
- Sonia,
c'est toi ? demanda Victor, tout heureux. Chaque pays est une sorte d’immense corps composé de milliers d’organes et de millions de petites cellules qui s’agitent en tous sens, les humains. Plus ce corps est grand moins il est sain. Il faut en permanence le traiter, l’opérer, anesthésier certaines parties en espérant ne jamais avoir besoin de recourir à une anesthésie générale. Cette crainte contribue à multiplier les anesthésier locales. Tous les organes et toutes les cellules concernées adoptent alors un comportement étrange, en fonction de la puissance du produit. Pour entrer ou sortir de ces zones, il faut être soi-même anesthésié, totalement, afin de ne ressentir ni douleur ni émotion trop vive en passant la frontière, et rester indemne. (Page 266)
Un roman à l'humour grinçant, sombre et puissant. C'est avec Les pingouins n'ont jamais froid, en 2002, que Kourkov s'est imposé, après avoir connu la censure. Ce roman décapant est une fable animalière qui décrypte les mécanismes d'une société où l'Homo sovieticus a longtemps vécu en troupeau, coincé entre la faucille et le marteau dans les étables du collectivisme. Micha, l'étrange héros de Kourkov, est un pingouin égaré que son propriétaire cherche désespérément à travers la Russie; pour le retrouver, il écume un pays désemparé, dont il observe les coulisses en croisant des mafieux éthyliques, des politiciens hébétés, des flics pourris et des escrocs de tout acabit. Mêlant absurde et bouffonnerie, ce roman ressemble à un requiem parodique, dans le sillage des comédies gogoliennes. Magazine Lire Les pingouins
n'ont jamais froid est digne de son prédécesseur. Cette
suite est totalement réussie : elle ne lasse pas ! Au contraire,
la diversité des cadres spatio-temporels, la multiplication des
péripéties qui se renouvellement jusqu'aux dernières
pages mêmes, et la force de la critique des régimes post-soviétiques
font de ce roman un très bon récit. Presque meilleur que
l'original ! http://lireplus.mabulle.com/ Petite
remarque perso : J'ai été ravie de retrouver les
personnages de Kourkov, même si ce deuxième volet de l'histoire
du pingouin est parfois beaucoup plus sombre que le précédent.
Victor parcourt le pays, toujours à la recherche de Micha. Il hante
les milieux politiques, flirte un instant avec la finance, la mafia rôde
toujours dans ses gros 4X4 Mercedes... Dans son désir de retrouver
son pingouin Victor se retrouve brusquement en Tchétchénie
et découvre une guerre dont il n'avait pas vraiment conscience
jusqu'alors. Parachuté dans un autre monde, qui ressemble à
l'enfer, avec la fournaise du crématorium... il continue à
avancer en funambule et s'aperçoit finalement que les "règles
de bases" de ce pays déboussolé restent les mêmes
quelque soit le lieu où il se trouve... et quelques soient les
circonstances. Il y a toujours quelqu'un pour tirer profit d'une situation,
toujours quelqu'un pour la subir... Cet "épisode" tchétchène
est une lourde parenthèse qui ne semble jamais pouvoir se refermer.
Puis aussi soudainement qu'il y était arrivé, Viktor s'en
trouve "éjecté". Retour au monde et à la
vie...
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