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Intimes convictions - Patience dans l'azur - Poussières d'étoiles - Malicorne - L'heure de s'ennivrer - La plus belle histoire du monde |
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| Liste des auteurs | |||||
"Exister".
Mot en apparence simple. En réalité, si profondément
mystérieux. Le Mont Blanc "existe" quand je le vois devant
moi au-dessus de la vallée de Chamonix. Si je m'approche, je ne
vois plus que des falaises rocheuses. Au microscope, son "existence"
disparaît dans le tissu des formations minéralogiques. "L'espace prend la forme de mon regard" édité au Seuil : Hubert Reeves est né à Montréal. Détenteur d'un doctorat en astrophysique nucléaire de l'Université Cornell aux États-Unis, il a aussi étudié à l'Université de Montréal où il a enseigné et à l'Université McGill. Ancien conseiller scientifique à la N.A.S.A., il vit en France depuis 1966 où il dirige les recherches au Centre National de Recherche Scientifique tout en demeurant rattaché au Centre d'études nucléaires de Saclay. Astrophysicien réputé, auteur de plusieurs travaux spécialisés, Reeves consacre cependant le tiers de son temps à la vulgarisation. «Je crois, dit-il que la communication du savoir est au moins aussi importante que l'avancement des connaissances: il est malsain et parfois dangeureux de cultiver le secret mandarinal autour de la science». Les titres de ses ouvrages de vulgarisation, le décrivent bien. Il aime la littérature et la musique, faisant songer à ces esprits d'autrefois qui mariaient élégamment la science et l'art. Il a gardé son sourire et sa curiosité d’enfant. L’Univers lui appartient, son capital de sympathie auprès du public prospère. Hubert Reeves croque le ciel à pleines dents. Il n’en revient pas, lui qui court les étoiles, d’avoir atterri par un jour de juillet 1932 sur «une planète bleue qui accomplit son quatre milliards cinquante-six millionième tour autour d’un Soleil qui, lui, achève sa vingt-cinquième révolution autour de la Voie lactée». Personnellement, l’astrophysicien militant a déjà participé à soixante-dix révolutions de la Terre autour du Soleil. Au fil du temps, il s’est rapproché de sa planète mère, si petite, si fragile, si débordante de vie. Dans votre dernier livre, je crois percevoir une certaine tristesse : en même temps que vous nous dites que la solution est dans la vie passionnée, on voit que vous même vous êtes très déchiré. Je pensais à ce mot de René Char qui me paraissait s’appliquer à vous : " La lucidité est la blessure la plus proche du soleil ". Parce que je vous trouve tellement lucide, et dans votre lucidité, tellement partagé : d’un côté, cette vision positive, cette recherche d’une vie passionnée, d’amour et d’ivresse, qui nous permettrait de franchir cette étape apparemment stagnante de l’évolution pour arriver à un niveau de conscience plus élevé, et d’autre part, cette inquiétude que vous d’exprimez sur la nature humaine qui semble piétiner, tourner en rond. H.R : C’est
pire que ça! Parce qu’en même temps que la nature humaine
piétine, les dangers, eux, s’accélèrent. Il
y a un tel progrès aujourd’hui des armes, qu’on se
demande même si l’amélioration personnelle - qui est
la seule solution possible - peut prendre de vitesse la course aux armements.
On ne peut pas piétiner, arrêter là et attendre que
ça se passe. La menace devient de plus en plus fabuleusement inquiétante
: c’est une question de course, et on peut se demander si cette
course n’est pas déjà perdue. J’espère
toujours que non… (10/11/1986 Jacques Languirand rencontre Hubert
Reeves) Astrophysicien réputé, auteur de plusieurs travaux spécialisés, Reeves consacre cependant le tiers de son temps à la vulgarisation. «Je crois, dit-il que la communication du savoir est au moins aussi importante que l'avancement des connaissances: il est malsain et parfois dangeureux de cultiver le secret mandarinal autour de la science». Les titres de ses ouvrages de vulgarisation, le décrivent bien. Il aime la littérature et la musique, faisant songer à ces esprits d'autrefois qui mariaient élégamment la science et l'art. Engagement
écologique : En février 2001, Hubert Reeves est
devenu président de la Ligue pour la préservation de la
faune sauvage, prenant la succession de Théodore Monod, décédé
en novembre 2000. Il prépare également un livre sur la détérioration
de la planète. L'astrophysicien se dit inquiet de l'état
du monde dans lequel vivront ses petits-enfants en 2050 : « L'astronomie
nous apprend qu'il a fallu 15 milliards d'années pour fabriquer
le cerveau humain. C'est un paradoxe de voir que cet être humain
menace à très court terme la poursuite de l'évolution,
la biodiversité. Nous sommes en train de faire régresser
la vie et de rendre la planète inhabitable. En nous montrant le
long chemin parcouru pour mener à la Terre telle que nous la connaissons,
l'astronomie donne une portée plus vaste aux problèmes actuels.
Cela amplifie l'idée de gâchis. » Au sein de l'association
qu'il préside, Hubert Reeves veut internationaliser la lutte pour
la protection de l'environnement et rêve de faire accepter un droit
d'ingérence écologique. Un
film : L’une des plus
chaleureuses personnalités de la communauté scientifique
internationale, Hubert Reeves, est un rêveur qui se passionne pour
la réalité. Connu pour ses talents de communicateur scientifique,
l’astrophysicien est avant tout un chercheur dont les travaux en
nucléosynthèse ont récemment été consacrés
par le prix Albert-Einstein. Avec le film Hubert Reeves, conteur
d’étoiles, Iolande Cadrin-Rossignol nous propose
une rencontre intime et privilégiée avec cet homme de science
profondément humain. De son enfance québécoise près
du lac Saint-Louis à sa vie quotidienne sur sa ferme de Malicorne,
en France, Hubert Reeves a toujours entretenu une véritable fascination
pour la nature et sa relation à l’univers. La découverte
de la puissance des mathématiques – la possibilité
d’appréhender et d’expliquer notre monde par les chiffres
– exerce sur lui un attrait irrésistible. Une vocation catalysée
par ses professeurs à l’Université Cornell, certains
étant reconnus parmi les plus grands génies du siècle,
notamment Hans Bethe, Philip Morrison et Bob Wilson. Par l’entremise
de récits et d’anecdotes savoureuses, Reeves raconte l’évolution
de cette passion qui l’a mené à côtoyer ces
personnes remarquables.
De
Hubert Reeves : |
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