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Auteur Thomas
Savage
Présentation de l'éditeur : Issu d'
une grande famille d'éleveurs de l'Ouest américain, Thomas
Burton est écrivain.
Comme elle n’avait pas de vraie famille, Amy Notzinger n’avait pas encombré sa maison d’objets et de bric-à-brac familial, car, lorsqu’on en hérite d’une famille qui n’est pas la sienne, ces choses ne font que rappeler quelque chose de désagréable et n’ont qu’une valeur marchande. En revanche,
ce bureau où la lettre d’Amy se trouvait posée à
côté de la machine à écrire, ce bureau près
duquel je m’étais tenu pendant tant de jours calmes et ordonnés
avant que j’eusse même entendu parler d’Amy Nofzinger,
c’était là que j’avais écrit mes six
derniers romans. Il avait été fabriqué dans un ancien
piano droit ayant appartenu à ma grand-tante Nora. Mon arrière-grand-mère
l’avait fait transporter au fin fond de l’Ouest et je l’avais
fait rapporter jusqu’à la côte Est. Je voudrais vous dire quelque-chose à propose de ma mère, mais par où commencer ? Son esprit se trouve devant moi, mais aussi derrière, à ma droite et à ma gauche. Son visage me regarde depuis les fonds obscurs de mon enfance, et j'ai reconnu son profil dans les nuages qui passent. Elle se tient près de moi quand j'entends les Nocturnes de Chopin ; je vois ses doigts sur les touches du piano et son pied sur la pédale. Au cours de ma vie, je n'ai vu que deux fois une femme aussi belle, mais ces deux femmes étaient des étrangères, et elles sont restées si peu de temps dans mon champ de vision qu'elles n'ont guère eu plus de substance que des idées. Je suppose qu'elles me faisaient penser à ma mère, et que c'est pour cela qu'à présent elles me reviennent. Parfois ma mère s'assoit avec moi quand je bois du café (...). Comme parfum, elle utilisait de l'essence de jasmin. (Pages 273-274)
Ceux qui ont lu Le pouvoir du chien connaissent la force d'évocation de Savage, son amour du Montana, des grands paysages, des forts caractères et des héros de l'Ouest américain. Ce livre nous fait découvrir avec bonheur un autre aspect de son talent : la gaieté. Stéphane Hoffmann, Le Figaro Magazine La passion de Savage pour les terres gigantesques et ses personnages s’échappe de chaque page. Récit en trompe-l’œil, tout en subtilité, hymne à la famille, La reine de l’Idaho trouve naturellement sa place au cœur de la meilleure littérature américaine. Un écrivain qui s’impose et qui, déjà, fait figure d’incontournable. Avoir à lire.com
Petite
remarque perso : Evocation magnifique de l'ouest américain
et de la vie d'une famille d'éleveurs. J'ai particulièrement aimé la manière dont l'auteur remonte le temps, s'attardant au fil des chapitres sur la vie des hommes et des femmes de cette incroyable région d'Amérique : celle des chercheurs d'or, des cow-boys et des indiens, des ranchs immenses, des éleveurs... jusqu'à aujourd'hui. L'importance de la famille Sweringen. Comment elle devient la cellule principale autour de laquelle gravite le monde... La force
des liens qui unissent chacun des membres d'une telle "dynastie".
L'incroyable découverte d'une possible "soeur"... Là
où tout semblait si lisse, affleure une aspérité
douloureuse... Et ce regard qui s'embrumait parfois, cette attitude indéfinissablement
triste, soudain, s'expliquent...
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