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La
rentrée littéraire est une maladie française qu’il
ne faut surtout pas soigner. Frédéric Beigbede
Il
faut bien l'avouer, je ne lis que rarement les derniers livres sortis
en librairies. J'opte en général pour les éditions
de poche. L'an dernier, j'avais participé à un petit
jury littéraire pour la FNAC et cela m'avait permis de présenter
une rentrée personnelle.
Cette
année, je me contente de dire mes découvertes
de l'été. Elles ne sont pas des "nouveautés".
Un Monde A Lire est un lieu où je viens simplement partager
mes "coups de coeur" quelque soit leur date de parution.
La
rentrée littéraire est un phénomène
typiquement français. Elle précède la saison
des Prix. Présentée à grand renfort de publicité,
seuls quelques ouvrages franchiront les rayons de l'anonymat. Mais
c'est un événement important de la fin de l'été
alors... difficile de ne pas en parler, ne serait-ce qu'au travers
de quelques articles de presse et de quelques liens.
Et
puis un p'tit coup de pub autour du livre, ce n'est jamais un coup
d'épée dans l'eau. Plus on en parle, et moins on risque
de l'oublier et pour rappeler le bonheur de lire, tous les moyens
sont bons ! On peut aussi envisager cette rentrée comme une
sorte de baromètre de la profession. Elle donne de précieuses
indications et chaque année elle est l'occation de faire
le point.
Je
me suis donc promenée un peu sur le net et j'ai sélectionné
quelques articles ou sites qui pourront guider les amateurs.
Rentrée
littéraire oblige...
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La
rentrée littéraire est une exception française.
En un mois, 661 nouveaux romans (440 français et 221 étrangers)
feront leur apparition sur les tables et les rayonnages de vos librairies.
Cette année, la production est en légère baisse,
dit-on : trente livres de moins que l'an dernier... Mais combien
rencontreront leurs lecteurs? Et lesquels? Faut-il se réjouir
de cette profusion ou s'en inquiéter? Comment les éditeurs
et, surtout, les libraires préparent-ils la rentrée
littéraire? Qu'en pensent nos voisins, francophones ou francophiles?
Telles sont
les questions auxquelles Lire
répond dans son dossier spécial. |
| Le
magazine professionnel Livres Hebdo a décompté au
total 661 romans (440 français, 221 étrangers) à
paraître en août, septembre et octobre 2004, soit une
trentaine de moins que lors de la rentrée littéraire
2003.
On
enregistre par contre une forte augmention de premiers romans avec
121 titres sur le marché cette saison, soit 40 de plus que
l'année dernière. Gallimard en publiera 4 (sur 15
romans annoncés), le Seuil 2 (sur 18), Fayard 3 (sur 23)
et Albin Michel 3 (sur 14).
La plupart de ces premiers romans ne passeront probablement pas
l'automne, sachant que les médias ne se focaliseront que
sur 2 ou 3 nouveaux auteurs.
Les laissés pour compte verront leur livre se vendre au mieux
à quelques centaines d'exemplaires. Ils auront ensuite le
plus grand mal à trouver un éditeur pour publier un
éventuel second livre.
Il y a peu de choses à noter à part cette déferlante
programmée de premiers romans dans les librairies dès
le 16 août.
Sauf
imprévu, la rentrée littéraire 2004 sera sage
et comptera son lot habituel de stars grand public : Amélie
Nothomb, Pierre Combescot, Bernard Clavel, Didier Van Cauwelaert,
Henri Troyat -- pas de Michel Houellebecq en vue semble-t-il --
et d'auteurs coachés pour rapporter les grands prix littéraires
d'automne : Philippe Besson, Jean-Marie Laclavetine, Jérome
Garcin, Marc Lambron, Benoît Duteurtre, Jean-Paul Dubois,
Yann Moix, Daniel Rondeau, Christine Angot, Alain Absire, Chloé
Delaume, Virginie Despentes, Michel Crépu, Dominique Sigaud,
etc.
Du
côté des écrivains étrangers, on note
une forte présence d'anglo-saxons et d'européens de
l'est. Parmi eux, Philip Roth, Jim Harrison, Enrique Vila-Matas,
Hubert Selby Jr, Antonio Tabucchi, Jonathan Franzen,... Enfin, environ
600 essais et documents paraîtront simultanément.
août 2004
Sources
: La
République des Lettres |
Chaque
rentrée oppose, depuis plusieurs années, les optimistes,
qui se félicitent de cette offre mirobolante, aux pessimistes
qui parlent de "fuite en avant éditoriale". Comme
le résume la revue de la profession Livres-Hebdo, "plus
on mise, plus on a de chances de sortir le bon numéro".
Certains
observateurs qualifient même la saison automnale de "ventrée"
littéraire pour signifier la masse de livres qui va ensevelir
en peu de temps médias, libraires et lecteurs alors que
les prix aident de moins en moins à s'y retrouver. (Yahoo.fr)
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Revue
de Presse :
2
événements selon le Parisien :
« Le
premier, c'est « Korsakov » d'Eric Fottorino , saga bouleversante
sur la filiation qui embarque son lecteur de Bordeaux à Palerme
puis à Gafsa, au coeur de la Tunisie. Les Editions Gallimard misent
beaucoup sur ce romancier à la sensibilité exceptionnelle
qui les a rejointes, cette année, avec son septième livre.
Le second événement s'intitule « Dans la marche du
temps ». Il est l'oeuvre de Daniel Rondeau qui relate, sur 990 pages,
l'histoire de la gauche au XX e siècle à travers le destin
de deux hommes : un jeune communiste de la première heure et un
pianiste gauchiste, venu s'établir comme ouvrier en Lorraine. Ce
roman, attendu depuis plusieurs années, tient toutes ses promesses,
et même au-delà. Avec ces deux pavés, on renoue avec
le roman total, porté par une langue riche, magnifiant des histoires
humaines fortes. Avant même leur parution, du fait du bouche-à-oreille
et des épreuves qui ont rapidement circulé, le milieu littéraire
avait fait de ces deux livres des incontournables.» (François
Vey Le Parisien , lundi 23 août 2004)
Goncourt,
Femina, Renaudot : premières rumeurs
selon Le Figaro :
Constatation
générale : la rentrée littéraire 2004 est
une cuvée de qualité malgré la profusion de titres.
Plusieurs romans écrits par des journalistes devraient figurer
sur les listes de sélection. Celle des Goncourt sera communiquée
le 8 septembre, à l'issue de leur première réunion.
Deux autres sont prévues en octobre. Daniel Rondeau, qui signe
aujourd'hui chez Grasset le service de presse de Dans la marche du temps,
roman de près de 1 000 pages, est particulièrement attendu.
Chez le même éditeur, ses confrères Marc Lambron (Les
Menteurs) et Michel Crépu (Quartier général) sont
également de sérieux candidats, comme Jean-Paul Dubois (Une
vie française à l'Olivier), Eric Fottorino (Korsakov, chez
Gallimard), Hugo Marsan (Véréna et les hommes, au Mercure
de France). Patrick Poivre d'Arvor (La mort de Don Juan, chez Albin Michel)
ne passera pas non plus inaperçu. Il faudra aussi compter avec
Marie Nimier (La Reine du silence, chez Gallimard) et Noëlle Châtelet
(La Dernière Leçon, au Seuil) … (Jean-Claude Lamy,
Le Figaro, 24 Août 2004)
Comment
envisager la rentrée littéraire ? Le
Nouvel Obs
Il y a plusieurs façons d’envisager la rituelle rentrée
littéraire qui s’ouvre aujourd’hui, en plein été.
Si l’on est d’une nature atrabilaire, il convient de se plaindre.
660 nouveaux romans, c’est forcément trop. Le râleur
use et abuse des mots «inflation», «embouteillage»,
«goulot d’étranglement». Il tient qu’un
livre de cette saison est «mort-né». Il juge assez
seyant d’être compatissant, voire compassionnel. Avec des
airs de tragédien, il s’apitoie sur l’angoisse de l’écrivain,
le désarroi du critique, la détresse du libraire et la panique
du chaland. Si l’on est soupe au lait, il s’agit de vitupérer
les éditeurs. Le colérique a un vocabulaire d’initié.
Il dénonce «la cavalerie», s’insurge contre «le
marketing». Il oppose la hausse vertigineuse de la production à
la baisse inéluctable du tirage moyen. Il aime regretter le temps
où l’éditeur publiait par passion, et non pour occuper
en force un terrain de plus en plus exigu. Il attaque aussi les jurys
littéraires, qui sont responsables, selon lui, de cette déferlante
en s’obstinant à décerner leurs prix en novembre.
Si l’on est optimiste, on ne manquera pas d’excellents arguments.
Cette année, l’on ne compte pas de vedettes omniprésentes
comme Houellebecq ou Beigbeder. La chance est du côté des
inconnus et des étrangers. 120 premiers romans et 220 traductions
(selon «Livres-Hebdo»): c’est l’avenir ajouté
au lointain. Dépaysement assuré. Du sang neuf, et de toutes
les couleurs. On est à mille lieues de l’image vermeille,
confite et germanopratine que donne trop souvent le milieu littéraire
français.
Enfin, si l’on se pique d’ignorer l’actualité
et l’effervescence éditoriales, on peut compter sur quelques
valeurs sûres: la correspondance amoureuse de Zola, des «Bloc-notes»
inédits de François Mauriac, les œuvres complètes
d’Artaud en Quarto et les «Ecrits sur l’art» de
Malraux en Pléiade. Lire, c’est vivre plus, et mieux. Et
aussi prolonger ses vacances. (Le
Nouvel Observateur, Jérôme Garcin)
Pour
plus d'infos quelques liens :
http://www.lire.fr/enquete.asp/idC=47271/idR=198/idG=
http://www.parutions.com/index.php?pid=1&rid=1&srid=420
http://www.actulivres.com/article914.html
http://www.actulivres.com/article914.html
Ma
rentrée littéraire 2003
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