Un Monde A Lire
Le Rêve Botticelli
LE RÊVE BOTTICELLI
 
Sophie CHAUVEAU
 
Aux éditions Télémaque
Paru en 2005 - 2007 en Folio
471 pages (Folio)
ISBN : 2753300267 (Télémaque)
IBSN : 978-2-07-034175-7 (Folio)
 
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"Bien plus qu'une couleur. Là, regarde. C'est la lumière tremblante que la chaleur dévoile aux aurores... tu vois, on la devine, cette clarté qui va devenir éblouissante. On est juste avant, quand le ciel est encore de ce drôle de bleu, fragile, timide. C'est l'aube d'été"

Résumé : Second volet d'un voyage fascinant dans le siècle de Florence (après La Passion Lippi)

Présentation de l'éditeur:

Florence 1492. Sous le règne de Laurent le Magnifique, jamais le sang, la beauté, la mort et la passion ne se sont autant mêlés dans la capitale Toscanne.

Le plus doué des élèves de Fra Filippo Lippi, un certain Sandro Filipepi surnommé depuis l ’enfance « boticello - le petit tonneau» va mener à son apogée la peinture de la Renaissance.

Alors que sa ville est déchirée par le complot des Pazzi et bientôt enflammée par les prophéties apocalyptiques de Savonarole, il peint.

Maître d ’oeuvre de la chapelle Sixtine, créateur bouleversant d ’un Printemps inouï, il ressent intimement et annonce les soubresauts de son époque.

En adoration devant les visages et les corps de ses modèles mais pétrifié par la sensualité des femmes qui l’entourent, il choisit ses amants parmi ses pairs.
Son amitié avec Léonard de Vinci le passionne autant que leur rivalité le bouleverse.
Adulé puis oublié de tous, aussi secret que Florence est flamboyante, Botticelli habite un rêve connu de lui seul.

Pour la première fois, une romancière lève le voile sur la personnalité intime, les amours et la mélancolie fascinante du plus mystérieux des génies de l’histoire de l’art. Après La passion Lippi, Sophie Chauveau poursuit son voyage unique dans le Siècle de Florence.

 

 

 

Extrait :

Pour la mariage de Lorenzo, tout Florence est réuni. C'est un peu une fête nationale, de celles qui fédèrent les cités. La reine est venue avec sa traîne et tout son apparat. Elle se prête aux nécessités de la politique des Médicis ; c'est une famille qu'elle épouse. Resserrer les liens entre les citoyens à l'aide d'un royaume de la taille d'un confetti, sans armée ni police, tel est le voeu de Laurent. La stratégie semble plaire. Toute la ville est massée sur le parcours du défilé.

De cela Botticelli se fiche. Il peint. Sandra pose. Il la peint. Elle jubile. Il multiplie les tableaux les moins commandés du monde. Depuis ses années d'apprentissage, c'est la première fois qu'il peint pour rien, pour lui, pour personne, pour Sandra, pour offrir à Lucrezia la plus belle image de sa fille. Là était peut-être la cause de son immense inhibition auparavant, l'intime conviction qu'il ne pourrait plus s'en détacher, ne voudrait plus jamais peindre rien ni personne au monde. Comme s'il existait un modèle idéal pour chaque peintre, et que le rencontrer, c'était s'empêcher d'en connaître d'autres. Une peur si terrible doit trouver ses fondements dans le plus secret de soi, que ce mélancolique en sursis ne cesse de fuir.

Ce soir, dans quelques heures, on dévoilera son Printemps. tout Florence découvrira le somptueux visage de Sandra au sourire plus énigmatique que certains vers du Dante. (Pages 252-153)

 
 
 

Critique/Presse :

De nombreuses critiques ont été publiées dans la presse et la maison d'étditions Télémaque les as rassemblées dans un Press Book au format pdf que vous pouvez consulter sur le site de l'éditeur en cliquant ici.


Pour évoquer la vie de Botticelli romancée par Sophie Chauveau (... ) , on pourrait s'étendre sur la ville de Florence, esthète sous les Médicis, sanglante sous Savonarole. Mais ce serait ignorer la part méconnue du maître et la plus croustillante : ses histoires de fesses. Le Point - Julie Malaure (26 janvier 2006)

Petite remarque perso :

Voici venir le temps des vacances. Peut être pour certains, une période plus propice à la lecture... Alors forcément je pense à deux romans de Sophie Chauveau : La passion Lippi et Le rêve Botticelli. deux ouvrages où il est question d'Art, de peinture, mais aussi de vie, car toute oeuvre d'Art ne naît pas du néant, mais elle se créée lentement, et s'enracine dans la vie quotidienne de l'artiste : ses amours, ses désirs, ses plaisirs...

Sophie Chauveau nous emporte et poser le livre pour faire autre chose devient de plus en plus difficle au fur et à mesure que l'on avance dans l'histoire. Les tableaux de Lippi puis de Botticelli se construisent sous nos yeux et les pages en portent les couleurs. Magique !

Et comme en refermant La Passion Lippi, c’est d’abord un regret de quitter cet univers… Florence, creuset où ont vécu tant de grands peintres de la Renaissance. Ici se croisent Botticelli, Leonard de Vinci, Michel Ange… ici se trouve la Beauté, l’Amour, la Puissance des Grandi, mais aussi la haine, la chasse aux hérétiques, les bûchers où l’on brûlera tout ce qui n’est pas religieux. La peste aussi fait ses ravages, son lot de morts en si grand nombre que la mort en devient obscène.
Dans l’atelier de Botticelli, les chats… et puis Sandra. Botticelli avait toujours préféré les garçons. Mais Sandra incarnera la Femme, elle qu’il n’avait jamais voulu peindre. Venus sortant des eaux… Dans la limpidité de son corps, le peintre découvrira une source de vie, trait puissant et parfois dévastateur.
Car c’est bien le trait, ou plutôt la couleur, le modelé qui, de ligne en ligne dessinent une incroyable fresque, une œuvre picturale où tout semble si réel. L’atelier, la sixtine, les fresques, pigments, la villa sur les collines, l'amour, la mort … Le trait, la couleur, le modelé, souffle puissant qui traverse, transperce, transcende.

Florence et la Renaissance comme jamais... Une fresque éblouissante !

 

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