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LA RIVIERE ESPERANCE Trilogie

Christian SIGNOL

 

 

 

 

La rivière espérance
Le royaume du fleuve
L'âme de la vallée

   
Liste des livres
Liste des auteurs
   
 
 

Fiche :

La rivière Espérance - Tome 1 - Robert Laffont 1990

Le Royaume du Fleuve - La rivière Espérance - Tome 2 - Robert Laffont 1991

L’Âme de la vallée - La rivière Espérance - Tome 3 - Robert Laffont 1993

 

Résumé :

La rivière Espérance -

Ecrire "le roman de Dordogne", c'est le grand projet qu'a conçu Christian Signol. La Dordogne, c'est sa rivière: enfant, il y a pataugé; adolescent, il a plongé dans ses grands fonds. Plus tard, il a appris son histoire, découvert son cours, de sa source à la Gironde, avec ses gorges, ses méandres, ses falaises, ses malpas, ses rapides, ses calmes, ses hauts-fonds, ses rives, ses villages et ses ports… C'est Elina Donadieu, la mère de Benjamin, qui appelle la Dordogne "la rivière Espérance". Car, pour tout le peuple de la vallée, la Dordogne est la vie, le grand chemin ardent, violent, coléreux, fraternel et généreux aussi, qui, tel un dieu, dispense bonheurs et malheurs, fortune et misère sur ses rives, de Souillac aux portes du Périgord jusqu'à Libourne et la Gironde.Comme tout le monde sur le port de Souillac, les Donadieu sont bateliers, en ces années 1830.Chargées de bois à la descente, de sel à la remonte, les "gabares" de Victorien, le père, sont connues tout le long de la vallée et la maîtrise et l'honnêteté de l'homme incontestées. C'est ce que découvre Benjamin, lorsqu'il embarque pour la première fois sur la gabare capitane de son père. Il a treize ans; il part à la conquête du monde.Marie, sa petite compagne d'enfance, l'attend parmi les siens…Des trois tomes de La Rivière Espérance un million d'exemplaires ont été tirés et ont su séduire des millions de lecteurs. Sous le même titre, les téléspectateurs ont pu découvrir la plus grande fresque de la télévision en 1995, réalisée par José Dayan: neuf épisodes de 1h40. L'événement de l'année sur France 2 !

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Le Royaume du Fleuve

C'est encore le temps du bonheur, pour Marie et Benjamin. Mais, en décembre 1851, le coup d'Etat du prince Napoléon déclenche dans tout le Sud-Ouest républicain une véritable insurrection. Benjamin, qui y a pris part, est arrêté, jugé, déporté en Algérie avec des milliers d'autres. Alors, Marie, relevant le défi, prend le commandement du convoi de gabares que Benjamin, après son père, menait de Souillac à Libourne et à Bordeaux. Dans toute l'histoire de la navigation sur la Dordogne, c'est la première fois qu'une femme tente l'aventure. Portée par son amour et sa révolte, elle est bientôt célèbre sur le fleuve. Elle est "la belle du Périgord".

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L’Âme de la vallée

Pour Marie et Benjamin, il y a eu les années heureuses puis les années sombres. Et voici que, à partir de 1860, une nouvelle menace surgit: le chemin de fer; plus rapide, plus économique, il ruine la batellerie de Bordeaux à Souillac. C'est toute une société- et même une civilisation -qu’il atteint. Marie et Benjamin se battent, tentent de recommencer une autre vie, dans le haut pays et sur l'Océan, mais ce n'est ni dans les forêts ni sur la mer qu'est leur vie. Elle est où est leur âme, dans la vallée de leur enfance et de leur jeunesse, là où ils se sont aimés et déchirés, là où, avec la liberté retrouvée-la République vient d'être proclamée-, on peut croire encore à la paix et au bonheur.

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Extrait :

C'était une lumière de premier jour du monde. Elle déferlait en vagues sur le fleuve qui miroitait comme une mer polaire. Depuis deux jours, le vent lustrait le ciel qui semblait sur le point de se briser. Debout à l'arrière du bateau, Benjamin Donadieu se tourna vers tribord. Le soleil venait de surgir au-dessus des collines où le printemps allumait ça et là des îlots de verdure. Il faisait froid. La gabare, que le jusant entraînait à vive allure, arrivait sous le tertre de Fronsac, un coteau aux lignes douces dominé par un château en ruine. Sous le tertre, le fleuve mesurait plus d'un kilomètre de large. Ses eaux de mica palpitaient avec un clapotis régulier où de grands oiseaux blancs s'abattaient violemment, comme foudroyés par la lumière.
Maintenant d'un bras le gouvernail, Benjamin ferma un instant les yeux pour laisser s'estomper la douleur. Il ne se souvenait pas d'avoir descendu la Dordogne par un matin pareil. Cela faisait pourtant cinq ans qu'il naviguait jusqu'à Bordeaux par le bec d'Ambès, et la Garonne. Cinq ans, et, malgré tout, il ressentait toujours l'impression de descendre pour la première fois. Il aimait follement cette sensation de grand large qui l'assaillait toujours, passé Libourne, et lui rappelait les voyages lointains qu'il avait effectués pendant son temps dans la marine. (Le Royaume du fleuve : Pages 17-18)

 

Critique / Presse :

Dordogne à suivre
Christine Ferniot Lire, septembre 1995

Modeste comme un artisan, discret comme un rêveur, Christian Signol s'étonne toujours de ce qui lui arrive. Comment? Ses livres se vendent par millions d'exemplaires, fidèlement, de texte en texte, de tome en tome? Quoi, le feuilleton qui est aujourd'hui tiré de sa saga La rivière espérance, sa vaste histoire des bateliers de la Dordogne, est devenu le plus beau pari automnal de France 2? Devant les compliments longs comme le bras et les promesses belles comme des chèques en blanc, Christian Signol sourit à demi, peu habitué à voir les grands médias se prosterner devant ses mérites. Car, comme Michelet ou Peyramaure, il fait partie de ces romanciers dits «régionaux» qui, sans tapage, à chaque parution, grimpent dans la liste des best-sellers mais restent boudés de la critique.
Né dans un petit village du Lot, amoureux fou de sa région, il a d'abord raconté des histoires de son Quercy natal (six romans) avant de glisser sur la Dordogne vers le Périgord. La rivière espérance (trois tomes réédités aujourd'hui chez Robert Laffont) le tire de sa tranquillité littéraire en devenant donc «la grande série» de la rentrée réalisée par une spécialiste du genre, Josée Dayan, et interprétée, entre autres, par Claire Nebout, Carole Richert, Manuel Blanc et Jean-Claude Drouot (déjà héros de l'été avec Les gens de Mogador, et cela vingt ans après la première diffusion). On entre dans l'univers fluvial de la vie des gabariers dans les années 1830, on remonte la Dordogne, on frémit pour les histoires d'amour entre riches commerçants et rudes artisans sur les flots peu dociles. Jusqu'à l'irruption du chemin de fer et la rupture qui transforme la rivière nourricière en faillite. La Dordogne est partout, dans ses rives tumultueuses, dans ces hommes prêts à mourir pour elle.
De l'adaptation, Christian Signol parle peu, mais la réalisation luxuriante, le choix des comédiennes le mettent en verve. Il parle du visage angélique de Carole Richert, de la stature généreuse de Jean-Claude Drouot et de sa Dordogne, vedette de tous les épisodes, bruissante et chantante. A coup sûr, elle gronde tout comme dans ses livres. Et Christian Signol n'en a pas fini avec elle. Qu'il s'agisse de nouveaux romans ou d'adaptations télévisuelles, il veut la raconter encore. A suivre donc, neuf semaines durant, pour des épisodes de cent minutes, histoire de vivre à l'heure de la rivière, entre Souillac et Libourne pour un automne exalté.

 

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