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une doctrine philosophique :
Ce n'est pas une science, c'est-à-dire un ensemble
de connaissances vérifiables expérimentalement. C'est
un ensemble d'opinions que l'on présente comme vraies.
qui a pour objet l'existence de l'homme :
L'existentialisme est un humanisme : cette doctrine s'intéresse
principalement à l'homme, son existence et sa raison d'être
dans le monde. A sa façon, a exprimé, d'une manière
assez radicale, le leitmotiv de cette philosophie : "Il n'y
a qu'un problème philosophique vraiment sérieux: c'est
le suicide. Juger que la vie vaut ou ne vaut pas la peine d'être
vécue, c'est répondre à la question fondamentale
de la Philosophie" (Le mythe de Sisyphe).
prise dans sa réalité concrète et au niveau
de l'individu :
Le souci de nous-mêmes et de l'orientation de notre
destinée. Selon les exigences de notre coeur, de nos sentiments
et de nos émotions, prime celui de l'explication rationnelle
du monde.
engagé dans la société :
L'existentialisme n'enseigne ni la fuite ni le repli sur
soi. Il encourage l'agir et l'ouverture. L'être humain est
LIBERTÉ. Mais pour la vivre le plus pleinement possible,
il doit s' engager dans son milieu en réalisant des projets
à l'intérieur d'une communauté humaine.
La philosophie existentielle selon Didier Julia (dans le
Dictionnaire de la philosophie) http://www.cvm.qc.ca/ccollin/conception/existentielle/notice.htm
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Le
Nouvel Obs' : Extrait de l'édito de Jean Daniel
: Restent essentiellement deux choses, du moins à mes yeux.La
première est une qualité, que ses amis les plus intimes
et ses héritiers et disciples les plus fidèles n’ont
peut-être pas suffisamment soulignée. C’est la
générosité. Trois beaux textes frémissants
en témoignent. Ce sont trois oraisons, après la mort
de Paul Nizan, après celle d’Albert Camus et après
celle de Maurice Merleau-Ponty. Devant le vide que ces brusques
absences ouvrent devant lui, il en arrive – fait exceptionnel
– à se mettre en question. Seule la mort des autres
lui aura permis de corriger ce qu’il appelait sa «philosophie
de la radicalité».La seconde chose qui reste à
mes yeux impressionnante, c’est l’acharnement avec lequel
Sartre s’est voulu le dernier philosophe de la liberté
en dépit de ses tentations marxistes et de toutes les modes
programmatiques de l’époque. L’homme était
mort écrasé sous la pesanteur de tous les déterminismes.
Pour le philosophe amateur que je suis à mes heures, parmi
les grands moments de philosophie engagée du XXe siècle
figurent le débat de Sartre avec Camus et la publication
de la «Critique de la raison dialectique» comme de la
réfutation de cette critique par Raymond Aron dans «Histoire
et dialectique de la violence».
L'humanité
: Il faudrait comprendre la fascination exercée
par ce petit bonhomme au costume rayé, à l’oeil
de travers et aux grosses lunettes. Au point que nous l’aimions,
presque charnellement. Jean-Paul Sartre, comment dire, c’était
un peu Quasimodo qui aurait réussi. Le crapaud transformé
en prince de la pensée, lequel avait épousé
une fée ou son Esmeralda, Simone de Beauvoir, belle et grande
femme qui ne le lui cédait en rien par le rayonnement intellectuel.
La « Grande Sartreuse », disait Boris Vian. Aragon et
Elsa, alors, semblaient un peu trop statufiés. Camus avait
la prestance, l’allure, il se tuerait en voiture de sport,
mais Sartre était beau et pour cause. Il avait, pensions-nous,
inventé la liberté.On se répétait des
formules, quand on avait seize ans dans les années soixante.
Chez l’homme, l’existence précède l’essence.
Ainsi, ce que nous étions, serait ce que nous ferions, ce
que nous avions le choix de faire et non ce qui était en
nous, façonné à jamais. Une nature humaine
définie par un dieu auquel on ne croyait plus. Il nous en
délivrait. Était-ce si nouveau ? Non, sans doute pas
puisqu’il le disait lui-même, cela venait de Heidegger,
mais Sartre, dans ce halo de fumée des cafés de Saint-Germain
on [en] rêvait alors comme du centre du monde et de l’esprit...
L'Express
livres : Ils auraient eu 100 ans cette année.
Il ont fait leurs études en même temps, ont polémiqué
toute leur vie et ont, tous deux, marqué le xxe siècle
de leur intelligence. Valait-il mieux avoir tort avec Jean-Paul
Sartre que raison avec Raymond Aron? L'Express rouvre le débat
Rue d'Ulm, au milieu des années 1920, ils s'étaient
engagés à ce que celui qui survivrait à l'autre
écrirait sa notice nécrologique que publierait le
bulletin des anciens élèves de l'Ecole normale. Le
19 avril 1980, dans L'Express, Raymond Aron explique pourquoi il
n'honorera pas la promesse faite plus de cinquante ans plus tôt:
«L'engagement ne tient plus - trop de temps s'est écoulé
entre l'intimité des étudiants et la poignée
de main à l'occasion de la conférence de presse du
"Bateau pour le Vietnam" - mais il en reste quelque chose.
Je laisse à d'autres la charge, ingrate mais nécessaire,
de célébrer une œuvre dont la richesse, la diversité,
l'ampleur confondent les contemporains, de payer un juste tribut
à un homme dont nul ne suspecta jamais la générosité
et le désintéressement, même s'il s'engagea
plus d'une fois dans des combats douteux.»
La
Libre Belgique : Vingt-cinq ans après sa mort,
Sartre bouge encore. La commémoration du centième
anniversaire de sa naissance suscite d'innombrables dossiers, livres
et expos. Et les ennemis d'hier reprennent les armes: Sartrolâtres,
Sartrophiles, Sartrophobes et Sartrophages répètent
souvent, trente ans plus tard, les arguments qu'ils déployaient
déjà sous la France gaullienne et pompidolienne. Le
«petit homme» comme ses amis aimaient l'appeler tendrement,
doit sourire dans sa tombe de parvenir à susciter encore
tant de débats passionnants.
Il
est significatif qu'on célèbre à ce point Sartre
alors qu'on ne fait rien de semblable, loin de là, pour le
centième anniversaire de la naissance, cette année
aussi, de Raymond Aron, Paul Nizan ou Emmanuel Mounier. La France
pleure en réalité, toujours, son dernier grand intellectuel
polymorphe, militant, «boussole éthique». Il
y eut 20000 personnes à son enterrement en 1980. Un article
d'époque exposé à la grande expo organisée
par la Bibliothèque nationale de France, raconte l'hystérie
qui régna lors de sa conférence sur «L'existentialisme
est-il un humanisme?». « Une jeune fille aux yeux bleus
boit ses paroles. Un autre se précipite brusquement à
ses pieds. Ce n'est pas une manifestation d'adoration, elle vient
simplement de s'évanouir».
Site
EVENE : Sartre traîne la réputation de
s'être beaucoup trompé : son absence d'engagement durant
la seconde guerre mondiale, son compagnonnage un peu trop durable
avec le parti communiste… Le monde littéraire et intellectuel
n'a jamais fini de lui reprocher ces choix. En outre, il a sans
doute trop aimé la foule, trop parlé en son nom. Lassé
par la philosophie spectacle, le public assimile Sartre à
ses successeurs, ceux que l'on a appelé les "nouveaux
philosophes", comme André Glucksman ou Bernard-Henri
Lévy. L'exhibition de l'intelligence ne fait plus recette.
Il est vrai que Sartre, toute sa vie ou presque, a occupé
le devant de la scène. Incarnation de l'intellectuel français
aux yeux du monde, il a été desservi par les philosophes
post-sartriens qui sont tombés dans la caricature du verbiage
stérile. Et on a parfois poussé le bouchon très
loin dans le domaine de la "sartrophobie" en transformant
l'écrivain en collaborateur, stalinien ou terroriste.
Malgré
cela, l'aspiration à la liberté et le dynamisme qui
émanait de lui continuent à exercer une certaine séduction
: Sartre arrive en 96ème position du classement des personnalités
préférées des Français…96 sur
100, ce n'est pas terrible, mais ça n'est déjà
pas si mal ! Il serait intéressant de demander aux Français
"représentatifs" qui ont été interrogés
pour cette enquête ce qu'ils retiennent de Sartre, et pourquoi
il a été choisi. A coup sûr, ils évoqueront
Sartre l'écrivain. Il est sans doute aussi ressenti comme
le représentant d'une jeunesse disparue, intelligente et
inspirée, qui aimait le jazz et les polars autant que la
contestation. Les grincheux diront que son oeuvre est un peu datée…
Mais comme le souligne encore Daniel Mesguich dans les colonnes
du 'Monde', "Marivaux aussi, c'est un peu daté"…ce
qui n'empêche pas que ce dernier soit un dramaturge parmi
les plus joués.
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| Quand
les riches se font la guerre, ce sont les pauvres qui meurent.
Le diable et le bon dieu
|
Je
ne connais qu'une Église: c'est la société
des hommes. Le
diable et le bon dieu |
| il
suffit qu'un seul homme en haïsse un autre pour que la haine
gagne de proche en proche l'humanité entière. Le
diable et le bon dieu
|
Quand
Dieu se tait, on peut lui faire dire ce que l'on veut. Le
diable et le bon dieu |
| Le
jardinier peut décider de ce qui convient aux carottes, mais
nul ne peut choisir le bien des autres à leur place. Le
diable et le bon dieu
|
Moi,
je sens mon corps à peine, je ne sais pas où ma vie
commence ni où elle finit et je ne réponds pas toujours
quand on m'appelle, tant ça m'étonne, parfois, d'avoir
un nom. Le
diable et le bon dieu |
| Voulez-vous
que je vous dise pourquoi vous n'avez pas peur de la mort? Chacun
de vous pense qu'elle tombera sur le voisin. Le
diable et le bon dieu
|
Je ne
peux pas supporter qu'on attende quelque chose de moi. Ça
me donne tout de suite envie de faire le contraire. Huis Clos
|
| Moi, je
suis méchante : ça veut dire que j'ai besoin de la
souffrance des autres pour exister. Huis
Clos
|
On meurt
toujours trop tôt - ou trop tard. Et cependant la vie est
là, terminée ; le trait est tiré, il faut faire
la somme. Tu n'es rien d'autre que ta vie.
Huis Clos
|
| Ce que
je hais en toi, Électre, c'est moi-même. Ce n'est pas
ta jeunesse - oh non ! - c'est la mienne. Les
mouches
|
Il faut
avoir peur, mon chéri. Grand-peur. C'est comme cela qu'on
devient un honnête homme.
Les mouches
|
| Je me
sentais moins seule quand je ne te connaissais pas encore : j'attendais
l'autre. Je ne pensais qu'à sa force et jamais à ma
faiblesse. Les mouches
|
Pour aimer,
pour haïr, il faut se donner. [...] Qui suis-je et qu'ai-je
à donner, moi ? J'existe à peine, de tous les fantômes
qui rôdent aujourd'hui dans la ville, aucun n'est plus fantôme
que moi. Les mouches
|
| Ce sont
les enfants sages, Madame, qui font les révolutionnaires
les plus terribles. Ils ne disent rien, ils ne se cachent pas sous
la table, ils ne mangent qu'un bonbon à la fois, mais plus
tard ils le font payer cher à la Société. Méfiez-vous
des enfants sages !
Les mains sales
|
Demain,
tu descendras vers la ville ; tu emporteras dans tes yeux mon dernier
visage vivant, tu seras le seul au monde à le connaître.
Il ne faudra pas l'oublier. Moi, c'est toi. Si tu vis, je vivrai.
Morts sans sépulture |
| chaque
homme doit inventer son chemin.
Les mouches |
Ce n'est
pas grand-chose, la confiance, quand ça ne résiste
pas à huit jours d'attente. Les
mains sales
|
| Jessica
: C'est beau, un homme qui est seul.
Hoederer : Si beau qu'on a tout de suite envie de lui tenir compagnie.
Et du coup il cesse d'être seul : le monde est mal fait.
Les mains sales
|
il n'y
a pas de ciel. Il y du travail à faire, c'est tout. Et il
faut faire celui pour lequel on est doué : tant mieux s'il
est facile. Le meilleur travail n'est pas celui qui te coûtera
le plus ; c'est celui que tu réussiras le mieux. Les
mains sales
|
| Il y a
bien des façons de séquestrer un homme. La meilleure
est de s'arranger pour qu'il se séquestre lui-même.
Les séquestrés
d'Altona
|
Mais si
vraiment l'existence précède l'essence, l'homme est
responsable de ce qu'il est. L'existentialisme
est un humanisme |
| Est-ce
qu'au fond, ce qui fait peur, dans [la philosophie existentialiste],
ce n'est pas le fait qu'elle laisse une possibilité de choix
à l'homme ? L'existentialisme
est un humanisme
|
En effet,
il n'est pas un de nos actes qui, en créant l'homme que nous
voulons être, ne crée en même temps une image
de l'homme tel que nous estimons qu'il doit être.
L'existentialisme est un humanisme
|
| L'homme
n'est rien d'autre que son projet, il n'existe que dans la mesure
où il se réalise, il n'est donc rien d'autre que l'ensemble
de ses actes, rien d'autre que sa vie. L'existentialisme
est un humanisme
|
Il
faut que l'homme se retrouve lui-même et se persuade que rien
ne peut le sauver de lui-même, fût-ce une preuve valable
de l'existence de Dieu. En ce sens, l'existentialisme est un optimisme,
une doctrine d'action, et c'est seulement par mauvaise foi que,
confondant leur propre désespoir avec le nôtre, les
chrétiens peuvent nous appeler désespérés.
L'existentialisme
est un humanisme
|
La
Liberté, ce n'est pas de pouvoir ce que l'on veut, mais de
vouloir ce que l'on peut. |
Il
est beaucoup plus facile pour un philosophe d'expliquer un nouveau
concept à un autre philosophe qu'à un enfant. Pourquoi
? Parce que l'enfant pose les vraies questions. |
Ne
pas choisir, c'est encore choisir |
C'est
là le fond de la joie d'amour, lorsqu'elle existe : nous
sentir justifiés d'exister. |
Un
droit n'est jamais que l'autre aspect d'un devoir. |
Nous
appellerons émotion une chute brusque de la conscience dans
le magique. |
On
ne met pas son passé dans sa poche ; il faut avoir une maison
pour l'y ranger.
La nausée |
S'il
veut vous demander conseil, c'est qu'il a déjà choisi
la réponse. |
Serions-nous
muets et cois comme des cailloux, notre passivité même
serait une action. |
L'instant
qui vient peut être celui de votre mort, vous le savez et
vous pouvez sourire : n'est-ce pas admirable ? Dans la plus insignifiante
de vos actions, il y a une immensité d'héroïsme. |
Les
mots boivent notre pensée avant que nous ayons eu le temps
de la reconnaître. |
Pas
besoin de gril : l'enfer, c'est les Autres. Huis
clos |
| Sources : Au
fil de mes lectures - EVENE |
|
| Des
extraits sur le site du magazine Lire : Petite
anthologie sartrienne
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La Nausée
(1938)
Le Mur (1939)
Les Mouches (1943)
L'Etre et le Néant (1943)
Huis-clos (1944)
Les Chemins de la liberté - deux premiers volumes- (1945)
Morts sans sépulture (1946)
Réflexions sur la question juive (1946)
La putain respectueuse (1946)
L'existentialisme est un humanisme (1946)
Baudelaire (1947)
Les Mains sales (1948)
La mort dans l'âme (1949)
Les Chemins de la Liberté (1945-1949)
Le Diable et le Bon Dieu (1951)
Saint-Genet, comédien et martyr (1952)
Nekrassov (1956)
Question de méthode (1957)
la Critique de la raison dialectique (1960)
les Séquestrés d'Altona (1960)
Les Mots (1963)
L'Idiot de la famille (1972)
Situations I à X (1947-1976)
Parutions posthumes :
Cinq des Carnets de la drôle de guerre (1983)
Cahiers pour une morale (1983)
Lettre au Castor et à plusieurs autres (1983)
Carnets de la drôle de guerre (1983),
Vérité et Existence (1989).
Sources
: http://www.alalettre.com/sartre-biblio.htm
|
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A
l'occasion du centenaire de la naissance de Jean-Paul Sartre (juin
1905 - avril 1980) et aussi du 25ème anniversaire de sa mort,
les éditeurs ont programmé plusieurs livres du et
sur le philosophe.
- Son
"Théâtre complet" paraît
dans la collection de La Pléiade (éd
Gallimard, 1.600 pages, 57,50 euros). Il comprend "Les mouches",
"Huis clos", "Morts sans sépulture",
"La putain respectueuse", "Les mains sales",
"Le diable et le bon dieu", "Kean", "Nekrassov",
"Les séquestrés d'Altona" et "Les Troyennes".
Préfacé par Michel Contat, le livre propose aussi
des scènes et des tableaux inédits, des témoignages
sur les créations, des déclarations de l'auteur et
de ses proches.
-
"Passion Sartre: l'invention de la liberté"
par Michel Contat, dans la série des "Passions"
de la maison d'édition Textuel, qui sait si bien "humaniser"
les génies (192 pages, 49 euros). Cet ouvrage contient 500
documents, dont des inédits ou des textes rares. On citera
une lettre de Sartre (alors âgé de 6 ans et demi) à
Georges Courteline, une lettre d'Alexandre Calder lui demandant
une préface pour un catalogue, le registre des emprunts de
Sartre à la bibliothèque de Normale Sup ainsi que
des dessins de Sartre.
- "Sartre,
un penseur pour le 21ème siècle" (collection
Découvertes, éd Gallimard, 160 pages, 13,90 euros)
par Annie Cohen-Solal. Un joli titre pour cette petite synthèse
signée par la biographe de Sartre qui a écrit aussi
un "Sartre" aux PUF (collection Que sais-je?, 130 pages,
8 euros).
- "Sartre:
de la nausée à l'engagement" par Alfredo
Gomez-Muller (Le Félin, 234 pages, 18,70 euros).
- "Sartre,
l'improbable salaud" par Bernard Lallement (éd
Le Cherche-Midi, (240 pages, 15 euros).
- "La
cérémonie de la naissance/Lecture de Sartre"
par Benny Lévy (éd Verdier, 128 pages, 12 euros).
-
"Sartre, réveille toi, ils sont devenus mous"
par Bernard Lefort (éd Ramsay, 192 pages, 16,50 euros, sortie
fin mars).
A signaler
qu'Arte programmera une soirée Théma le 17 juin autour
de deux films, "Sartre si loin si près", de Pierre-André
Boutang et Annie Chevallay, et "Sartre par lui-même",
d'Alexandre Astruc et Michel Contat: trois heures en tête-à-tête
avec le philosophe qui se livre à une véritable autobiographie
intellectuelle.
Mauricette Berne (dir.)
Catalogue de l'exposition Sartre à la BNF
- Gallimard (mars 2005)
- Préface de Jean-Noël Jeanneney, Agnès Chauveau,
Annie Cohen-Solal, Michel Contat et alii. -
Ronald Aronson Camus et Sartre : amitié et combat
- Alvik (17 mars 2005)
- Traduit de l'américain par Daniel Roche -
Denis Bertholet Sartre : l'écrivain malgré
lui - Infolio, Gollion (Suisse) (mars 2005)
Michel-Antoine Burnier L'adieu à Sartre - Plon (29 décembre
1999
Annie Cohen - Solal Jean-Paul Sartre - PUF Coll. Que sais-je
? N°3732 (mars 2005)
Annie Cohen - Solal Sartre, un penseur pour le 21è
siècle - Gallinmard. Coll. Découvertes N°468 (2005)
Un joli titre pour une synthèse illustrée signée
par la biographe de Sartre.
François George Maugarlone Le concept d'existence. Deux études
sur Sartre - Christian Bourgois (1er avril 2005)
Sources : France
2 et France
Culture
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On
oublie parfois que Jean-Paul Sartre a offert à Juliette
Gréco, qu'il rencontre dans un cabaret de St Germain, la
chanson qu’il avait écrite pour le personnage d’Inès
dans “Huis Clos” : “La rue des Blancs-manteaux”.
Il lui conseille de s’adresser à Joseph Kosma pour
les musiques. Ce qu’elle fait.
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Dans
la rue des Blancs-Manteaux
Ils ont élevé des tréteaux
Et mis du son dans un seau
Et c'était un échafaud
Dans la rue des Blancs-Manteaux
Dans la rue des Blancs-Manteaux
Le bourreau s'est levé tôt
C'est qu'il avait du boulot
Faut qu'il coupe des généraux
Des évêques, des amiraux,
Dans la rue des Blancs-Manteaux
Dans la rue des Blancs-Manteaux
Sont v'nues des dames comme il faut
Avec de beaux affûtiaux
Mais la tête leur f'sait défaut
Elle avait roulé d'son haut
La tête avec le chapeau
Dans l'ruisseau des Blancs-Manteaux |
D'elle, Sartre écrit
: “Elle a des millions dans la gorge, des millions de poèmes
qui ne sont pas encore écrits, dont on écrira quelques-uns.
On fait bien des pièces pour certains acteurs, pourquoi
ne ferait-on pas des poèmes pour une voix ?…
Elle donne des regrets au prosateur, des remords. Le travailleur
de la plume, qui trace sur le papier des signes ternes et noirs,
finit par oublier que les mots ont une beauté sensuelle.
La voix de Gréco le leur rappelle. Douce lumière
chaude, elle les frôle en allumant leurs feux.
C’est grâce à elle, et pour voir mes mots devenir
pierres précieuses, que j’ai écrit des chansons.
Il est vrai qu’elle ne les chante pas, mais il suffit, pour
avoir droit à ma gratitude et à celle de tous, qu’elle
chante les chansons des autres. ”
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Evénement 2004 :
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2004
: L'année George Sand |
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