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Le chevalier du
lac
Es-tu venu jadis à l’heure où le ciel tremble
Ecouter le silence bruisser les souvenirs
Du joli temps d’avant aujourd’hui il ne semble
Rester que le froissé délicat d’un sourire
La colline alourdie de grisailles opaques
Etouffait au lointain le galop d’un cheval
Brisé sur le miroir pétrifié du grand lac
Le cri d’un oiseau fou envahissait le val
Es-tu resté longtemps au couvert des feuillées
Pensif à regarder le spectacle immobile
Chevalier égaré un instant arrêté
Au cœur miraculeux de l’image fragile
Ton aimée en ces lieux recluse et solitaire
Belle au bois endormi de brume et de silence
Glissait à ton regard son espoir de lumière
Et tendait vers ta main sa main en transparence
Es-tu encore parfois dans le petit matin
A contempler les eaux noyé en rêveries
Le bosquet a fleuri de fushias de carmins
Es-tu encore là à espérer ta mie
Chevalier des chimères j'ai perçu ton reflet
Sur le tracé liquide de l'aube retenue
A mes lèvres tes mots doucement murmuraient
La blessure de ton coeur et ton amour perdu
Régine Foucault© - 12/112005
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