Conséquences,
Funeste
destin d’un cœur bouillant de passion, dorénavant
despotique et méprisant, il se rit et jouit de la vie sans lui
accorder de valeur.
Il est désolation sans fin, dévasté de souffrance,
il s’est éteint…
Mon cœur est mort, mort d’avoir trop aimé, mort d’avoir
trop saigné, pourtant il veut aimer encore, aimer pour vivre
et battre encore plus fort dans ma poitrine.
Mais la
peur est là, chaperon attentif à ce que l’amour,
sentiment dévastateur ne vienne pas troubler la mortelle sérénité
qui désormais m’habite.
Abandonné et douloureux il s’est noyé dans les eaux
folles de la colère et de l’incompréhension, jaloux
et rancunier le reproche et la culpabilité l’ont déchiré
et ont joui de son désespoir…longtemps…
Quand lassés de se repaître de sa douleur ils l’ont
déserté, le manque, égoïste ressenti, a habité
le moindre de ses souvenirs, les plus heureux surtout, la moindre joie,
la moindre pensée, ainsi devenu indigent, les forces obscures
de l’être l’ont envahi, esclave, il est soumis…
Ô nuit noire de l’âme où l’on guette
un bruit familier, le son d’une voix, la silhouette tant aimée
au détour d’une rue, tu uses l’Espoir, seul allié
de l’Amour…
L’hiver
alors s’installe, le froid de l’amertume glace d’indifférence
l’être déchiré métamorphose irréversible
pour survivre à cette mort clinique…
La souffrance
n’est plus, la vie immense chapelet du chaos s’égrène
lentement dans un vide étouffant…
Passe ton chemin, ne t’arrête pas, l’étincelle
que tu pourrais voir au fond de mes yeux ne sera que ton reflet…
brûlant au bûcher de ma douleur.
Lunessences
31/05/2005