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A
celui qui marche sur les nuages
Navigateur
du bout du monde
Où culminent les émotions
L’infini dure une seconde
Au bord de l’imagination
Marcher
sur les volutes bleues
Le ciel en caresse au visage
Se fondre dans les camaïeux
Le pas léger sur les nuages
Ombre
fragile d'apesanteur
Dans le silence cotonneux
Seuls quelques battements de coeur
Rythment la quiétude des lieux
Le
souffle de la vie d’en bas
Monte en étrange bruissement
Filtré par la ouate et le froid
Pour s'accrocher au firmament
Le
jour décline en ce pays
Ou le ciel est au pied des rêves
Formant un délicat tapis
Autour du sommet qui s’élève
Dans
la solitude grandiose
De cette ultime fantaisie
Les bleus virent déjà au rose
Sur les prémisses de la nuit
Que
reste-t-il au voyageur
Explorant les imaginaires
Il regarde au fond de son cœur
Espérant un rai de lumière
En
ces contrées inexplorées
Où parfois ondoient les chimères
La solitude désirée
Est solitude nécessaire
Il
est bien au-delà de soi
Une mer presque originelle
Où se tissent les fils de soie
Qui font les rêveries plus belles
C’est une
confidence intime
Qui lentement chasse les nues
Avant de dévoiler les cîmes
D’une vie restée suspendue
Au souffle coupé
des splendeurs
Le regard s’étonne incrédule
Le bonheur s’installe et demeure
La vie est une funambule
Qui danse au dessus
du grand vide
Et s’épanche aux nuages clairs
La funambule est intrépide
Et la joie au cœur est légère
Régine©
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