|
Méditation
Savoir
un jour s’asseoir pour regarder le monde
Et suspendre la course du temps hémorragique
Etre seul au levant des émotions profondes
Surpris par un envol d’oiseaux allégoriques
Là
sur la plate-forme qui domine la mer
Laisser monter en soi cette aube sensorielle
Premier reflet du jour que tremble un souffle d’air
Avant que le soleil ne dénude le ciel
Il
est une seconde étrange et apaisante
Où la vie paresseuse étreint les infinis
Les étoles fugaces des brumes odorantes
Confondent l’horizon en tracés indécis
L’homme
accueille le jour les pieds nus sur la pierre
La joie originelle s’accroche à son regard
Quand délicatement les lueurs millénaires
Déposent leurs aurores à l’ambre des remparts
Pouvoir
en cet instant capturer la lumière
Dans le creux de la paume tendue vers l’orient
Se sentir vulnérable aux portes du mystère
Qui unit l’âme humaine à la douceur du vent
Régine©
|