J’ai rêvé
d’un jardin aux couleurs océanes
Les arbres luxuriaient sur les gerbes diaphanes
Des fontaines chantaient dans le feu du soleil
Je vivais au palais du pays des merveilles
J’ai rêvé
d’un jardin aux secrets millénaires
Les fruits étaient sucrés et gorgés de lumière
Seul dans le soir bruissant un prince recueillait
La délicate effluve d’une âme fiancée
Et j’ai
rêvé ainsi jusqu’aux confins du jour
J’allais me baigner nue aux bassins de velours
Et l’ombre d’une feuille dessinait sur ma peau
De folles arabesques que révélaient les eaux
. . .
Puis lentement
le rêve est envahi des brumes
D’un matin familier que le soleil allume
Je suis seule dans le lit des milles et unes nuits
Le ciel d'été dilue ses bleus à l'infini